samedi 8 juin 2013

Quelques orchidées de saison

Une Loroglosse qui danse dans l'herbe pour oublier qu'elle sent le bouc (Himantoglossum hircinum) :


Des petits bonshommes qui chantent une ballade de François Villon (Orchis anthropophora) :




Un régiment de militaires aussi nombreux que sur un champ de bataille lorrain en 14/18 (Orchis militaris) :


Une Platanthère qui me tire une langue verte (Platanthera bifolia) :


Des petits bonshommes verts extraterrestres (Listera ovata) :


Et une Orobanche qui voudrait bien que je la prenne pour une orchidée. (Orobanche caryophyllacea) :


jeudi 6 juin 2013

Quelques papillons d'Ailly-sur-Meuse

Observés en lisière chaude. Ils étaient vifs et beaucoup ont refusé de poser pour moi... on se contentera de ces quelques espèces :


Thécla de la Ronce appelé aussi Argus vert

Aurore femelle

Panhtère

Point de Hongrie

Tircis

(Photos du 2 juin 2013)

Qui s'y frotte s'y pique (241)

Un petit coup de peinture fraiche pour le chardon des grilles du parc Sainte Marie, et déjà publié sous le numéro 71.

Avec un détail qui m'avait échappé sur le portail latéral.

Ma reconnaissance à celui (*) qui trouvera l'auteur de cette œuvre, un des plus beaux chardons lorrains de ma collection.

Edit : il s'agit d'Auguste Bernardin, serrurier à Clermont-Ferrand et fut mis en place en 1912, soit après l'exposition de 1909.

(*)Merci à Cirta



mercredi 5 juin 2013

Il est un jardin

Le week-end est dédié aux jardins. Ça vaut bien la journée de la femme ou de toute autre chose ! Une chance inouïe : il fait un soleil resplendissant.
C'est l'occasion ou jamais de rendre visite (plusieurs fois remise au lendemain) à Valérie et Jean-Paul Herberth à Saint Mihiel.

Leur maison est la dernière de la jolie cité Sammielloise sur la petite route qui mène à Woinville par la forêt. Pas besoin de pousser la grille, c'est ouvert.

Un joli fouillis s'offre à notre vue, mais en fait, c'est plus organisé qu'il n'y parait à première vue. Potager, verger, un coin pour les simples, un coin pour le farniente... Des fleurs un peu partout cultivées ou sauvages, ces dernières soigneusement épargnées par la tondeuse qui a tracé des cheminements autour de pommiers et groseilliers.

Bien que ne l'ayant jamais vue, je reconnais sans peine l'hôtesse près du poulailler ou deux poules rousses et un coq picorent une herbe fraiche. Occupée à présenter les lieux aux visiteurs, Val est souriante et joviale. Tout près d'elle, un chien noir dort au pied de la maison des insectes. Un autre tout aussi noir nous suit en quête d'un câlin. Jean-Paul, visage dissimulé derrière une opulente barbe, coiffé d'un chapeau que ne renierait Jacquou le Croquant, présente les herbes aromatiques dans un recoin du jardin où il présente quelques unes de ses photos.
Des gens sillonnent les allées, par petit groupes, allant et venant à leur guise. Il y a également 3 ou 4 créateurs qui font des démonstrations de travail du bois, découpage de zinc, forge. La cloche du forgeron est installée en soirée, baptisée "Campanule", dans une pseudo cérémonie improvisée et bon enfant.






(Quelques mosaïques de Valérie)



Valérie est ainsi devenue une amie un peu moins virtuelle...
Le jardin de Valérie et Jean-Paul

Je me demande pourquoi depuis je chantonne cette chanson (paroles et musique de Michel Schwingrouber) :

Il est un jardin dans un cœur oublié
La fleur du pommier au soleil a perlé
L'oiseau dans le nid, a posé un secret
Le cœur s'est ouvert le jardin s'éveillait.

Et le temps d'une fleur, un instant de bonheur
Est venu dans mon cœur mais la vie s'étire
Et le temps d'une fleur, un instant de bonheur
Ainsi va le chemin de vie.

Il est un jardin dans un cœur oublié
Et l'arbre a plié sous le poids du fruitier
Du nid le secret de la vie révélé
Le cœur a souri au bonheur éclaté.

Il est un jardin dans un cœur oublié
Le fruit a chuté, le soleil s'est voilé
Couvée envolée, à jamais dispersée
Le cœur a saigné, le jardin s'éteignait.

Il est un jardin dans un cœur oublié
Le bois déjà mort sous le ciel détrempé
La paille du nid, au vent bien clairsemée
Le cœur s'est fermé à jamais oublié.

Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x4kk0u_il-est-un-jardin_music#.Ua2vkJxYnOs

lundi 3 juin 2013

Ailly-sur-Meuse

Juste au sud de Saint Mihiel, les deux bras de la Meuse dessinent un joli double méandre en S, soulignant un paysage meusien comme je les aime.







dimanche 2 juin 2013

Pêle-mêle à la manufacture

Quand je suis en visite, j'ai toujours le regard fouineur à la recherche du "n'importe quoi" insolite que les autres ne voient pas. Je crois que c'est la faute à l'objectif qui met le détail dans un cadre. Et tant pis si on me prend parfois pour le doux dingue du groupe.
Ça n'est peut-être pas toujours rigolo pour le guide, surtout si tout le monde faisait comme moi, mais faut pas croire, j'ai aussi les oreilles aux aguets et je suis attentive à ce qui se dit, même si je sais que dans 8 jours, j'aurai oublié la moitié de ce qui a été dit. Ce n'est pas sûr non plus que mes compagnons de visite, plus attentifs que moi, auront retenu plus de choses que moi !

Par exemple, à Bains-les-Bains, j'ai bien vu la machine à fabriquer les clous et compris son fonctionnement... mais je parie que personne n'a remarqué l'avion qui passait en silence sur nos têtes dans un ciel bleu comme on n'en a pas eu souvent cette année. Et les vieux pavés de grès qui ont été foulés par des générations d'ouvriers laborieux, qui se souviendra d'eux une fois le retour à Toul ? Quant à la fontaine, en grès elle aussi, on l'a contournée avec indifférence. Pourtant, elle a dû désaltérer bien des soifs animales, empli bien des seaux de fer blanc du temps où ça grouillait ici de monde et de chevaux.

Et les détails, c'est peut-être le plus important.













samedi 1 juin 2013

La manufacture Royale de Bains-les-Bains

Fondée au début du 18ème siècle en plein cœur de la Vôge. Il y avait l'eau du Coney pour fournir l'électricité et la forêt pour le charbon de bois.
Pour ce qui est du fer, il venait de plus loin, en Bourgogne. Quant à l'étain pour recouvrir les plaques de fer (celles produites ici étaient de petite dimension, environ 30X20 cm si mes souvenirs sont exacts) il venait de gisements dans des pays lointains.
La ferblanterie subissant la concurrence de la Grande -Bretagne, l'activité de la Manufacture subsistera grâce à la fabrication de clous à chevaux avant de fermer définitivement au milieu du 20ème siècle.

Le Coney (sortie du bief après la manufacture) :

Grande halle au charbon (aujourd'hui, salle d'exposition) :


Nouvelle étamerie :


Étamerie :

Logements des ouvriers :

Maison des maitres à côté de la chapelle :

Le parc comporte des arbres "remarquables" :

Bief alimentant la centrale électrique... les roues n'existent plus :




Je conseille la visite guidée par François Cornevaux... passionnant car passionné. (Non, il n'est pas en train de prêcher !)




Il est possible d'y séjourner, une partie des bâtiments ayant été aménagée en gîtes et chambres d'hôtes ou d'assister à diverses manifestations, notamment à la chapelle.
Site de la manufacture.