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samedi 11 juillet 2026

À l’hôpital Saint-Charles


   Dans mon box, en attente d’une opération de la cataracte en chirurgie ambulatoire.
    Je viens de troquer mes vêtements « civils » contre un uniforme adapté au bloc opératoire : chemise en tissu ouverte dans le dos et ses accessoires en intissé (charlotte, slip hyper pas sexy, chaussons), j’attends sur un fauteuil roulant qu’on me mène au sous-sol où doit être pratiquée l’exérèse d’un cristallin s’opacifiant. Sur le mur en face de moi, comme un peu partout dans l’établissement, se trouve un des tableaux généreusement offerts autrefois par les Amis des Arts du Toulois. C’était une idée de Francis Michel, ancien maire d’Écrouves, un homme particulièrement généreux et bienveillant (paix à son âme !). L’initiative a été renouvelée et, à chaque fois, j’y ai participé. C’était il y a longtemps !
    Celui qui me concerne, accroché dans le box n° 0, (de travers, mais je n’ose pas aller le redresser car je risquerais de contaminer mes beaux chaussons), j’en reconnais l’auteur avant d’en avoir vu la signature. C’est une peinture à l’acrylique de Marie Kiffer, pleine de fraîcheur, représentant Avrainville vu depuis le jardin de notre maître, Claude Brocard. Nous y allions chaque année en septembre, juste avant la rentrée du club, pour y partager quelques agapes façon auberge espagnole. Francis avait pour coutume de cuisiner, pour l’occasion, un délicieux foie gras mi-cuit en terrine qui s’harmonisait à la perfection avec le Jurançon de JCD. Colette préparait immanquablement une salade de pommes de terre. Apéro, vins fins et mirabelle contribuaient à mettre de l’ambiance. Nous étions aussi censés peindre le matin tandis que les conjoint, non peintres, tenaient compagnie à Jean qui faisait chauffer le barbecue mais aussi l’après-midi, sauf ceux qui faisaient une sieste dans l’herbe fraîchement tondue. J’avoue que, certaines fois, je préférais regarder les autres travailler… avec généralement de meilleurs résultats que moi, dans ce cas, je passais mon aquarelle sous l’eau, ou du blanc sur ma toile.
    Le soir, quelques inconditionnels, dont je faisais partie, se dévouaient pour finir les restes de taboulés, de salades et de grillades, ainsi que les bouteilles. Nous nous attardions jusque tard dans la nuit. Francis (RIP) ne manquait jamais de raconter l’histoire du grand dabe, avec un accent dont il avait le secret.

dimanche 28 septembre 2025

Saint-Michel

Crosse avec Saint-Michel. Milieu du XIIIe siècle. Cuivre émaillé Caractéristique du travail des orfèvres-émailleurs limousins du milieu du XIIIe siècle, cette crosse provient de l’église abbatiale Saint-Evre de Toul (Meurthe-et-Moselle), disparue après la Révolution. Elle appartient au groupe des crosses limousines représentant le combat de Saint Michel et du dragon, dont une cinquantaine d’exemples sont connus.

Exposition temporaire de crosses épiscopales, cathédrale de Toul, salle du trésor, été 2025.

mardi 12 août 2025

Place Ronde, été 2025

Il ne faut pas se fier à la couleur, ce n’est pas du vin gris qui surgit du jet d’eau.

samedi 26 juillet 2025

Expo Kosko-Dinet

Le second fut élève du premier au lycée Poincaré. Salle du Chapitre du cloître de la cathédrale de Toul.

jeudi 24 juillet 2025

Cet été au cloitre de la cathédrale

Exposition « Couleurs d'humanisme » imaginée par l’association Michel Dinet constituée de 12 portraits de grandes figures lorraines, parmi lesquelles sont évoqués, Julie-Victoire Daubié, Suzanne Kricq, Jacques Parisot, Yvette Pierpaoli, Michel Dinet…

dimanche 6 juillet 2025

dimanche 5 janvier 2025

Épiphanie

Crèche de la cathédrale de Toul. Pour la qualité des "santons"... sans commentaire !

samedi 4 janvier 2025

La crèche de la cathédrale de Toul

J'étais allée la voir le 23 décembre (première photo). Elle m'avait paru bien triste et riquiqui, reléguée tout au fond du chœur, avec juste l'âne et le bœuf, mais je m'étais dit qu'elle n'était pas terminée et m'étais promise de revenir après Noël, pensant qu'avec l'arrivée du p'tit Jésus, elle serait plus belle.
Et bien non, c'est même encore pire et voici à quoi elle ressemble : posée sur un support de fortune, les personnages sont placés dans une symétrie parfaite. Au fond à gauche, le bœuf, au fond à droite, l'âne, et rigoureusement au milieu, l'enfançon dans la mangeoire, placé bien droit face à l'observateur. Sur le devant, Joseph à gauche et Marie à droite, mal éclairés, regardent et prient un Jésus auquel ils tournent le dos ! et pourquoi les personnages qui avaient été repeints en 2014, sont-ils aussi écaillés ? On dirait qu'on a voulu étrangler le pauvre Joseph.
Les candélabres ont été descendus du vieil autel pour servir de support aux rois mages, quelque part, sur la droite, représentés sur des plaques de bois peintes, dépourvus de la partie inférieure de leur silhouette. Mais où sont passés les beaux grands santons les représentant ? À la place des candélabres, deux pauvres bergers gardant chacun un mouton, tournent le dos à la crèche et ne bénéficient que… de l'obscurité !
J'allais oublier : Marie prie avec un doux sourire tout en dirigeant son regard vers un cartouche portant une phrase de l'évangile selon Saint-Mathieu où il est conseillé à Joseph de fuir en Égypte avec femme et enfant car Hérode recherche l'enfant.
Désolée pour ceux qui ont conçu la mise en scène, ils n'ont aucun sens artistique, pas même le don de proposer une crèche avec un minimum de réalisme.
Et désolée d'avoir fait de si moches photos.