Affichage des articles dont le libellé est Burey-en-Vaux. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Burey-en-Vaux. Afficher tous les articles

lundi 19 décembre 2016

Vallée de la Meuse, avec un peu de lyrisme et de nostalgie

La Meuse, ce n'est pas rien, c'est quand même un fleuve ! Sa large vallée est inondable et les Meusiens ont eu la sagesse de construire sur les bordures leurs jolis petits villages où parfois la rivière malicieuse s'invite dans les caves. Les plus belles balades à y faire sont de la traverser d'un village à l'autre. Là, c'était entre Sepvigny et Burey-en-Vaux.

Le paysage est époustouflant… de quiétude, et même les cimetières, comme celui du Vieil Astre, y sont des lieux magiques qu'on peut éprouver du plaisir à visiter.

Et surtout, ne me dites pas qu'en Meuse, y a que des pedzouilles ou des bouseux ! La Meuse, c'est surtout une belle partie de mon enfance.


Burey-en-Vaux





Le Vieil Astre - Sepvigny

vendredi 20 janvier 2012

Burey-en-Vaux et Sainte Libaire

Quand on se trouve à Sepvigny, on n'a plus qu'à traverser la Meuse pour atteindre Burey-en-Vaux. Burey se trouve sur la route entre Domrémy et Vaucouleurs. Et là, on me venir avec mes gros-sabots-dondaine !

Sur le calvaire dans le village, on pourrait donc penser qu'il s'agit de Jehanne avec ses moutons, tenant dans une main un fuseau et dans l'autre une quenouille. Mais en 1618, date inscrite sur le calvaire, Jehanne, pire que la Belle au Bois Dormant qui s'était piquée à une quenouille, dormait depuis presque de 2 siècles, oubliée de l'église catholique qui ne la réveillera qu'en 1909.
Et bien, non, ici, on est sous la protection de sainte Libaire, celle qui comme ses frères Elophe et Euchaire a perdu la tête sous un coup de glaive romain parce qu'elle était chrétienne.
Originaire de Grand, elle fut bergère tout comme Jehanne.



L'église (1777, agrandie en 1845) au clocher en pierre ocre est donc sous le patronage de Libaire.

Au dessus du portail, cette statue datée de 1777 représente Sainte Libaire entourée de 3 moutons faméliques, en train de filer la laine avec sa quenouille et son fuseau.

mercredi 2 novembre 2011

Vanessa et le paradis

A Burey-en-Vaux, dans la rue des belles femmes (ailleurs, les autres doivent être moches !), il y a un poirier contre une maison. Ce qui se conçoit aisément quand on sait que cet arbre est souvent planté en espalier sur les façades pour les assainir, et à Burey, il y a de l'eau partout dans les rues qui sont adaptées aux ruisseaux plus ou moins temporaires qui les longent ou les traversent.
En cette saison tardive pour les poires, fussent-elles des poires de curé, beaucoup sont tombées. Pour la plus grande joie de divers insectes frugivores.
Elles ne s'en privaient pas, les guêpes, par dizaines, tant occupées à leur festin qu'elles n'ont pas été troublées par notre passage et par mon objectif... Je ne me suis malgré tout pas approchée de trop près. Parmi les guêpes, deux ou trois papillons partageaient le festin en bonne entente. De bien jolis papillons noirs rouges et blancs, couleurs qui leur vaut le nom générique de Vulcain, que j'ai identifiés comme répondant au doux nom de Vanessa atalanta.
Ce papillon se nourrit de pommes et de poires, il adore les bananes pourries avec lesquelles il est possible de l'attirer.





Et le paradis dans tout ça ? Le curé n'y est pour rien mais la légende d'Atalante est jolie :

Un oracle avait prescrit à la jeune Atalante de renoncer à se marier. Désireuse de le respecter, elle imposait à chacun de ses nombreux prétendants de rivaliser avec elle dans une épreuve de course à pied. Si le jeune homme l’emportait, il l’épouserait ; sinon, il serait exécuté.
Or, Atalante était si rapide qu’elle avait toujours devancé ses concurrents, jusqu’au jour où se présenta Hippomenes. Il releva le défi et remporta la victoire. C’est qu’il avait reçu de Vénus trois pommes d’or, qu’il fit rouler pendant la course devant Atalante : celle-ci ne put résister à la tentation et, par trois fois, se retarda pour ramasser la pomme. Hippomenes obtint donc la main d’Atalante, ce qui convenait d’ailleurs fort bien à la jeune fille, amoureuse du beau jeune homme.
Tout aurait été pour le mieux si le nouveau marié n’avait oublié de remercier celle à qui il devait sa victoire. Vénus se vengea...
Un jour qu’ils se promenaient, Hippomènes fut soudain saisi d’une irrépressible envie de s’unir à Atalante ; ils entrent donc dans le premier bâtiment qui se présente. Or il s’agissait d’un édifice consacré à la déesse Cybèle, qu’ils souillent par leur acte.
En punition, Cybèle leur infligea d’être métamorphosés en lions et attelés à son char.
Ainsi s’accomplissait l’oracle…


Attalante et Hippomènes - Guido Reni (1612)

Le paradis ? Vous ne voyez toujours pas !... songez à la pomme, Adam et Ève, le paradis... C'est dangereux, les pommes !