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dimanche 23 mars 2014

Père Zig

Le père Zig, en d'autres termes JPZ, a une passion : les vieux objets. Dénichés çà-et-là sa vie durant, cela commence à faire une belle collection qu'il entrepose dans sa caverne d'Ali Baba. "Abracadabra !" : pour ses amis, la porte s'ouvre. Sinon, il extrait quelques pièces choisies, les expose à l'hôtel Pimodan pour le Claveau par exemple, ne tarissant pas de détails pour en expliquer le qui-que-quoi-où avec passion.

Dans sa grotte, les outils d'artisans sont bien rangés du sol au plafond dans un fouillis apparent car très organisé. Il y a du classique, de l'insolite, du cruel, du sentimental... tous les métiers d'autrefois y sont représentés. Marteau et enclume pèsent leur poids, faucille et marteau n'y sont pas que des symboles.


Dans une autre partie de son antre dotée de fenêtres, on croirait avoir fait un retour en arrière et atterri au 19ème siècle dans une vieille maison lorraine. On a envie de s'asseoir sur une de ces inconfortables chaises lorraines et de s'attabler devant une potée ou une tranche de jambon bien sec ; puis de faire la sieste sur un lit à rideaux garni d'un édredon moelleux avec pour lecture un almanach périmé.


Est-ce ici qu'il écrit ses nouvelles, ses chansons ?... car père Zig écrit. Il est lauréat du prix Moselly. Quant à ses chansons, il les interprète en s'accompagnant de sa guitare. Musique-musique : il lui arrive de tourner la manivelle d'un orgue de Barbarie, image immortalisée à Toul par un trompe l’œil à l'entrée de la rue Jeanne d'Arc. Le partage de ses textes et mélodies a maintes fois enchanté l'auditoire du CELT, de Toul accueil, de Phil'Art...


Si ses cheveux blancs et fous contrastent avec le noir de sa chemise, un sourire affable est toujours présent sur son visage et, seules, de petites lunettes fines trahissent l'ancien instituteur.



vendredi 31 janvier 2014

Qui s'y frotte s'y pique #300

Art des tranchées : une belle douille d'obus "Souvenir" avec croix de Lorraine, chardon et initiales.



Merci, Père Zig !

samedi 29 juin 2013

Paysage toulois

Les villages s'appellent Francheville, Avrainville, Villey Saint-Etienne, Jaillon... ce n'est pas encore la Woëvre (et ses argiles du Callovien), ce n'est plus le plateau de la Haye (et ses calcaires du Bajocien). C'est un territoire de transition aux douces ondulations (sur le Bathonien marneux) couvert de cultures et de quelques prairies. La côte de Meuse se découpe à l'horizon avec le Mont Saint Michel qui domine Toul et la Côte Barine.

Et c'est joli !






Il y a une quarantaine d'années, j'y ai traqué les Anabacia, petits fossiles aux allures de bouton de culotte, en vue de tracer la carte structurale du coin et notre prof de géologie riait à l'idée de nous voir patauger dans la boue lorraine en automne. Par comble de (mal)chance, la neige recouvrit brutalement la campagne d'une couche blanche empêchant toute investigation... Mes deux comparses et moi, tout en accumulant un peu de terre sous nos godillots, sommes néanmoins parvenus à tracer quelques isohypses sur notre carte grâce aux relevés que nous avions eu le temps de faire dans le froid et le brouillard. Mes éventuels lecteurs géologues comprendront.

vendredi 28 juin 2013

Quelques orchidées

Discrète : la Listère à feuilles ovales :

Sans chlorophylle, la Néottie nid-d'oiseau est une plante saprophyte :


Majestueuse, l'Orchis pourpre peut atteindre une taille honorable :


Divine, le Sabot de Vénus, encore en bouton, fleuron du Toulois et de toute la Lorraine :



(Photos du 27 mai 2013)

lundi 1 avril 2013

Qui s'y frotte s'y pique (231)

Un chardon de circonstance pour ce 1er avril, mais qui n'est pas un canular !
Le "Gris d'Avril" de chez Laroppe est illustré pour sa 9ème édition par Odile Mélinette. La sérigraphie représente un chardon.
C'est un vin des côtes de Toul vinifié pour être bu jeune. Il bénéficie également de l'AOC. Il est frais, léger et agréable. Je ne l'ai pas encore goûté mais j'espère que ce millésime 2012 sera dépourvu de piquant !






vendredi 29 juin 2012

Sabot de Vénus

Cypripedium calceolus pour les spécialistes.
Le Toulois a la chance d'héberger le seul site où le joyau des orchidées sauvages fleurit en Lorraine. Site confidentiel, fragile et pourtant très visité, il a été longtemps menacé jusqu'à l'acquisition par le CENL qui fait tout son possible pour que les floraisons soient aussi abondantes que dans le passé.
Ne comptez pas sur moi pour vous le dévoiler : je ne causerai pas, même sous la torture ! Et de toute façon, la floraison est terminée depuis un moment.




samedi 9 juin 2012

Bizarre

En face de chez moi... sous mes yeux depuis 30 ans ! Léclairage, peut-être... Vous voyez quoi ?





vendredi 8 juin 2012

Après l'orage

Le ciel hier soir avait pris des couleurs aussi fugaces que chaleureuses. Depuis ma fenêtre, impossible de faire abstraction de la ligne électrique (celle qui attrape et nous protège de la foudre !)...

... où les nuages roses se reposent, comme dans un hamac.

vendredi 3 juin 2011

Ecrouves-les-deux-églises

Au dessus du centre du village d'Écrouves, l'église Notre Dame est la plus ancienne : 12ème et 13ème siècles. Fortifiée, elle est liée à la présence d'une source miraculeuse qui guérissait les "scrofules" (d'où le nom du village).
C'est une très jolie bâtisse romane à l'acoustique incomparable.






Plus à l'ouest, dans le quartier Grandménil, l'église Saint-Barthélemy est plus sobre bien que dotée d'un chœur du 13ème siècle.




Il y a également une chapelle moderne dédiée à Jeanne d'Arc, construite en 1968 dans le quartier Bautzen, en face de l'ancien 15ème RGA, et une église du culte de "Jésus Christ des Saints des derniers Jours" (Mormons) rue Robert Schuman.

(Photos du 5 mars 2011)

dimanche 8 mai 2011

Église d'Écrouves (54) - inside

C'est une des églises les plus jolies du Toulois. Avec une ambiance pleine de mystère, un puits et des légendes... Acoustique excellente, propice aux concerts.













Rayon vert sur Sainte Thérèse !



(Photos du 5 mars 2011)

mercredi 6 avril 2011

La ciste de l'église fortifiée









On a trouvé le trésor ! Mais on ne vous dira pas où il est caché, sauf que c'est dans la région de Toul.

(C'est quoi, une ciste ?)

(Photos du 5 mars 2011)

lundi 26 avril 2010

Vignoble des Côtes de Toul

L'AOC des côtes de Toul, c'est un peu Blanche neige et les 7 nains : Toul au milieu de 7 villages.
Qu'on ne vienne pas critiquer le "gris de Toul", appellation erronée qui, par un temps, a valu mauvaise réputation au vin d'ici. Les responsables en sont des commerçants (que je ne qualifierais pas de viticulteurs) qui importaient de mauvais vins gris de Loire et les vendaient sous l'appellation trompeuse de "vin gris", négociant à… C'était souvent effectivement une vraie piquette tout juste bonne à décaper les vieilles bassines en cuivre.
L'amélioration de la vinification a valu l'appellation AOC "Côtes de Toul" obtenue en 1998 par les trois vins du Toulois : le gris (issu d'un cépage Gamay), le blanc (Auxerrois) et le rouge (Pinot), trois petits vins frais qui vous chatouillent agréablement les papilles. Bien sûr, il y en a de plus ou moins rustiques, mais les médaillés sont dignes de confiance. Je ne citerai pas de nom car je ne fais de pub à personne, mais j'ai mes préférences… il suffit de choisir des producteurs dont les vignes ont une exposition ensoleillée et un sol pas trop marneux. Croyez-moi, les évêques savaient où ils mettaient leurs pieds… de vignes !
Les pétillants sont des variétés festives sans appellation précise : Leucquois, Mill'bull, Ignis de Bull, Crinoline, cuvée Alfred… autant de noms fantaisistes pour une méthode champenoise. Si ce vin est parfois un peu sec, on lui ajoutera de la mirabelle (liqueur ou sirop) pour en faire un Kir Lorrain que le bon chanoine eut probablement autant apprécié que son blanc-cass' bourguignon.
Quant au climat Lorrain, arrêtez vos clichés : s'il permet la culture de la vigne, ne dites pas qu'il est sibérien !


Les 8 localités de l'AOC, du nord au sud de la zone d'appellation :

Lucey, avec les Vignes l'Évêque, en arrière plan, sur le coteau ensoleillé.


Bruley. Le village, indépendant de l'évêché, était lorrain. Il était si riche (Bruley possède la plus grande surface de vignes) qu'il s'offrit le luxe de construire une église néo-gothique. De la vieille église romane, il ne reste que le chœur, au milieu du cimetière.


Pagney-derrière-Barine. Ses vignes ne se trouvent pas sur la côte Barine ici en arrière plan, comme on pourrait le penser. Celle-ci, très humide sur ses flancs, est coiffée d'une pelouse sèche. Elles se trouvent entre Pagney et Bruley, mais Pagney est plus célèbre pour les concerts rock chez "la Paulette" que pour son vin.


Toul. Inutile d'en faire les présentations ! Les vignes réduites aujourd'hui à peau de chagrin grimpaient autrefois sur le mont Saint Michel qu'on voit derrière la cathédrale. Qui était là propriétaire d'une vigne était certain de marier sa fille !


Charmes-la-Côte. Charmant village accroché en haut de la colline. Un des plus pittoresques.


Mont-le-Vignoble.


Blénod les Toul. Village où l'évêque Hugues des Hazards construisit une belle église Renaissance dont on vient de fêter le cinquième centenaire.


Bulligny.


Il va sans dire que tous ces villages sont également producteurs de mirabelles.

(Photos du 18 et 19 avril 2010)