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jeudi 2 mars 2017

Le bon lait meusien


Dans mon enfance meusienne, les troupeaux du village étaient constitués de vaches de race Frisonne, (Française Frisonne Pie-Noir, ou FFPN), équipée de jolies cornes au sujet desquelles personne ne trouvait à redire. 10 à 20 têtes par exploitation. Nous traversions chaque jour "le fossé" par un petit pont pour nous rendre à la ferme la plus proche. "Nous", c'était les enfants, ma sœur ou moi, parfois les deux ensemble. Ha, le souvenir du lait crémeux que la Paulette filtrait devant nous dans un bidon cabossé (en alu !) avec un entonnoir (en alu !). Puis elle remplissait notre pot émaillé à l'aide d'une mesure (en alu !)… et ne lésinait pas à nous en mettre un peu plus. Sitôt que nous étions arrivées à la maison, maman faisait bouillir le lait… bloug-bloug faisait l'anti-monte-lait dans la casserole. Mais avant, nous avions eu le droit d'en boire un verre, cru !
La FFPN est devenue Prim’Holstein par amélioration. 60% des vaches laitières du territoire. La vente directe du lait n'est plus autorisée et celui du supermarché est un produit assez insipide, juste bon à être cuisiné.

Ha, bah, oui, ma bonn'dam' qu'c'était mieux avant… du moins pour le lait.


Mais je me répète !

vendredi 17 février 2017

Balade en Meuse, entre Grimaucourt-près-Sampigny et Ménil aux bois

Se balader en Meuse, à la mauvaise saison et afin d'éviter de tomber sur une chasse, ça peut consister à aller d'un village, de préférence inconnu, à une autre, tout aussi inconnu.
Notre choix s'est porté sur deux petits villages qu'on ne connaissait donc ni d'Ève ni d'Adam ; pas même de nom, pourtant, j'ai dû bien des fois passer par le premier qui se situe sur la ligne de chemin de fer Nancy-Paris via Bar-le-Duc. Le flux assez dense de TER, trains de marchandises trouble régulièrement la quiétude de la vallée.
Ménil-aux-bois (43 habitants) et Grimaucourt-près-Sampigny (97 habitants) sont deux communes sur le plateau du Barrois.
D'après le guide routier, nous pensions nous trouver sur un chemin, or, celui-ci était goudronné tout le long.  Nous n'aurions pas dû prendre un raccourci en traversant un champ de céréales. Du coup, on a rapporté "un peu" de Meuse sous nos godillots. Mais si on était restés sur le dur, nous n'aurions peut-être pas vu le chevreuil qui nous a regardé un long moment, au coin du bois. Un peu loin pour mon appareil, je n'avais pas monté l'objectif approprié… mais je l'ai quand même, tout comme un V de grues, témoin des premières migrations du retour. Il en est passé plusieurs petits groupes, volant en direction de Nord-Est en criant leur sonore et incessant "krou-krou-krou" permettant de les localiser.
En revanche, pour rentrer en voiture, nous avons rejoint Lérouville via Malaumont par ce qu'on croyait être une route, mais n'était qu'un chemin blanc. Avec le dégel, on peut imaginer le tableau : ça se voit qu'on revient de la Meuse !
Étape incontournable à Commercy, pour faire le plein… de madeleines royales déclassées à la Cloche Lorraine.

(Timing optimiste ! Surtout qu'ça grimpe !)



En Meuse, on a toujours un problème avec l'outre-Rhin ! Je n'ai pas trouvé d'explication à cette appellation, et à ma connaissance, on ne s'est pas battus dans ce coin en 14/18. Il a été probablement construit par des prisonniers de guerre ?




(Signalétique rustique, mais le danger est réel)

Sur le retour... Barrière de dégel dans un seul sens !