Bref, une fois débarqué à Varangéville, le doigt provoqua moult miracles, tant et si bien qu'on dut le transférer dans une chapelle à Port, de l'autre côté de la Meurthe. La phalange devint ainsi objet de dévotion et de pèlerinage, mais la chapelle devint bientôt trop exiguë pour accueillir toute la gente orante et dévote. C'est ainsi qu'on construisit une basilique et que Port prendra le nom de Saint Nicolas de Port.
Et Varangéville dans tout cela ? Bien mal acquis ne profite jamais ! La bourgade est aujourd'hui plus célèbre pour son sel que pour son saint, … Pourtant, elle conserve une belle église du XVème siècle et quelques vestiges discrets d'un ancien prieuré du XIème siècle et de l'église originelle.
Quant à la relique, gageons qu'elle est authentique, car qui pourrait croire que quelque osselet de mouton soit capable de faire des miracles et de rameuter autant de pèlerins et de curieux le 6 décembre et le 9 mai ?
Église Saint Gorgon à Varangéville - 15ème et 16ème siècle.
Les inévitables petits enfants dans leur baquet.
Bénitier du 13ème siècle.
Vierge à l'Enfant du 14ème siècle.
La Meurthe entre Varangéville et Saint Nicolas de Port.
La Basilique de Saint Nicolas de Port vue de la rive droite de Meurthe depuis Varangéville.