Au IVe siècle de notre ère, résidait à Grand, cité dont on ignorait alors qu'elle se trouverait un jour dans les Vosges, une famille de riches marchands, Baccius et Litrude et leurs sept enfants : Euchaire, Élophe, Menne, Libaire, Suzanne, Ode et Gontrude. Ces braves Leuques vivaient dans la foi chrétienne.
Négligeant la doctrine selon laquelle un bon chrétien ne doit pas se mettre en colère, Élophe piqua une ire noire face aux pratiques païennes de l'occupant romain. Il détruisit alors leur campement et leurs idoles. Comme on ne saccage pas impunément le bien d'autrui, et qu'à cette époque, il ne faisait pas bon être un casseur, Élophe fut arrêté et jugé. Refusant de renier sa foi, il fut condamné à la décapitation.
La sentence fut appliquée par le général Salluste le 16 octobre 362 sur les rives bucoliques du Vair, près de Soulosse (Solecia) où la tête dÉlophe roula dans l'herbe grasse.
À l'emplacement supposé du lieu de l'exécution,une jolie petite chapelle, fut érigée au XVe siècle : la chapelle Sainte Epéothe (ou Sainte Épaïotte). Elle a été récemment restaurée.
Elle abrite un bas-relief datant de 1614 retraçant le jugement et la légende de Élophe.
La lecture du bas-relief doit se faire de droite à gauche
Le Vair
(à suivre)