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dimanche 28 février 2016

Qui s'y frotte s'y pique #380

Le chardon foufou : un logo rigolo !
Dessiné par Philippe Quirin, il illustrera le "Festivillage" organisé par Jeunesse et Territoire du Chardon Lorrain, du 29 mars au 3 avril, à l’espace culturel la Loco à Thiaucourt.
Le Chardon foufou sera également le héros de bandes dessinées porteuses de messages sur le handicap.




Source (article et photos) : ER du 24 février 2016

mardi 6 mai 2014

À Thiaucourt avec le CENLorraine

Rendez-vous à l'espace la Loco à Thiaucourt... terminus de l'ancienne voie ferrée Toul-Thiaucourt que nous aurions emprunter si la majorité des ouvrages d'arts n'avaient été détruits.
Pour ceux que cette voie privée intéresserait, Jean-Claude Curé en est un éminent spécialiste.

Comme de coutume, nous faisons partie des premiers arrivés et le retard d'intervenants indispensables à la bonne marche de l'AG nous laisse largement le temps de profiter des viennoiseries, de consulter les panneaux exposés à l'entrée de la salle et bien sûr, de discuter avec l'un et l'autre au fur et à mesure des arrivées.

Le séance commence par une émouvante minute de silence pour Michel Dinet : le CG et son président étant impliqués dans la gestion des 32 espaces naturels de Meurthe et Moselle.
On entre dans le vif du sujet : discours des élus (ha, la politique, quand ça vous tient !), rapport moral bien ficelé, quelques chiffres plus ou moins fastidieux, premiers votes à main levée. Le renouvellement des membres sortants (je ne suis pas électeur : je peux pendant ce temps contempler à loisir la magnifique salle, les gens...) se fait par vote à bulletin secret. Pendant le dépouillement, il est question de mares et de leur inventaire.

Passons à des choses plus ludiques : le repas pris sur place puis la sortie sur le terrain qui a motivé ma présence.

C'est à pied que nous nous rendons à la côte de Lys située à quelques centaines de mètres. Damien nous expose la raison de l'acquisition de cette zone par le conservatoire (une compensation de la construction de la ligne LGV qui franchit le Rupt de Mad par un immense viaduc) et la gestion envisagée. Il s'agit de pelouses sèches, et de prairies humides que le conservatoire reconstitue dans leur vocation initiale en éliminant les peupliers.
Quant à Nicolas, il nous fait découvrir la faune et la flore avec la passion qui le caractérise.

Retour case départ pour partager une boisson fraiche et le reste des viennoiseries. Entre temps, le soleil, timide le matin, avait chassé les vilains nuages gris.



Espace la loco


Le Rupt de Mad, et Jaulny en arrière-plan


Le viaduc de la LGV et l'ancienne voie Metz-Paris


Damien et Nicolas



Paparazzi, moi ?...

(Thiaucourt, 5 avril 2014)

mardi 19 février 2013

rheinland-blogger


Un visiteur mystérieux est venu sur mon blog le 30 janvier, a mis un commentaire sympathique, puis un autre, encore un autre...
Intéressé par les clochers et plus particulièrement par celui de Régniéville et par le cimetière allemand de Thiaucourt, il m'a demandé l'autorisation de mettre certaines de mes photos sur son blog. Ce que j'ai accepté avec enthousiasme.
Son article est ici :
Glockentürme (9) - der Glockenturm in Regniéville (Frankreich) als Mahnmal an den ersten Weltkrieg
soit en langue de chez nous :
Clochers (9) - le clocher de Regniéville, mémorial de la première guerre mondiale.

Je maitrise beaucoup moins bien l'Allemand que lui le Français, mais avec Google traduction, et après avoir remis les phrases d'aplomb, on comprend son article très intéressant.

Allez faire une petite visite sur son blog en cliquant sur cette image :

(Dieter habite à Bonn)

jeudi 14 février 2013

Thiaucourt : cimetière militaire américain - WW1

Le cimetière regroupe 4.153 sépultures et 117 tombes de soldats inconnus tués en 1918 à la libération du Saillant de Saint Mihiel.


Symbole fort de l'Amérique, l'aigle y est très présent

E PLURIBUS UNUM

Celui-ci, placé au centre des 4 carrés de tombes, est un cadran solaire.
TIME WILL NOT DIM THE GLORY OF THEIR DEED
(Le temps ne diminuera pas la gloire de leur acte)


Les branches des tilleuls méticuleusement taillés grâce à un monstrueux échafaudage mobile se tordent en moignons difformes un peu sinistres.

Au bout de l'allée centrale, ce monument à colonnes n'est pas sans rappeler le mémorial de Montsec qui domine la plaine avec ses 16 colonnes monumentales, conçu également en 1932 mais par l'architecte Egerton Swartwout, (1870-1943). On y retrouve l'attirance américaine pour les blanches colonnades !

Inscriptions :
À gauche : TO THOSE WHO DIED FOR THEIR COUNTRY
À droite : AUX MORTS POUR LA PATRIE

On peut penser que le matériau utilisé dans les diverses constructions et statues est de la pierre d'Euville, comme au Montsec. Au centre du mémorial se trouve une urne symbolique en granite rose, qui me semble bien descendre tout droit des Vosges.



Les belles portes des chapelles latérales sont en bronze avec un boy comme poignée.
Elles étaient fermées.

IL DORT
LOIN DES SIENS
DANS LA DOUCE
TERRE DE FRANCE

BLESSED ARE THEY
THAT THEY HAVE THE HOME LONGING
FOR THEY SHALL GO HOME

Croix des sépultures chrétiennes et étoiles des juives sont en marbre blanc légèrement veiné de gris.

HERE RESTS IN HONORED GLORY
AN AMERICAN SOLDIER
KNOWN BUT TO GOD

Le Montsec au loin.

Un détour avant de partir par la salle où le livre d'or est soigneusement surveillé par Obama et divers généraux.
Puis renseignements et causette avec la gardienne du temple, surveillée par son chien, dans le local d'accueil.

Mes impressions... Heu, c'est propre, net, riche, grandiose. Il y manque le petit quelque chose qui donne aux cimetières français (Flirey, Choloy...) et allemands (Thiacourt, Bouillonville) un cachet plus humain, car imparfait. Il est certainement plus proche du cimetière allemand de la seconde guerre d'Andilly.

Quelques dates, pour mémoire :

- 3 aout 1914 déclaration de guerre à la France par l'Allemagne
- dès aout 1914 les allemands ont comme objectif de s'emparer de Verdun.
Dans le but de l'isoler, par le sud ils engagent une attaque à l'ouest de Pont-à-Mousson en direction de Saint Mihiel qui sera freinée grâce au fort de Troyon On connait les dégâts dans le secteur Flirey, Montauville, Régniéville...
Ils échoueront mais une avancée dans le front est stabilisée au printemps 1915. C'est le Saillant de Saint Mihiel, du nom de cité la plus occidentale occupée par les Allemands. Une des conséquences est de couper l'approvisionnement du front de Verdun par la vallée de la Meuse mais le relai est pris par la Voie Sacrée depuis Bar-le-duc.
- du 12 au 14 septembre 1918 : libération du Montsec et conquête du saillant avec l'aide des divisions du général Pershing ayant créé de lourdes pertes des deux côtés en 30 heures de violents combats.
- inauguration du cimetière de Thiaucourt par Pershing le 8 mars 1919.
- Aménagement en 1932 par l'American Battle Monuments Commission, architecte new yorkais Thomas Harlan Ellett (1880-1951).


mercredi 30 janvier 2013

Cimetière militaire allemand de Thiaucourt-Regniéville (54)

Donc, on s'est battus avec acharnement dès 1914 dans le saillant de Saint Mihiel. Alors, bien sûr, des morts, il y en a eu. Beaucoup. Trop ! parce que de toutes façons, les p'tits gars envoyés à la boucherie, dans la majeure partie des cas, ils n'avaient aucune chance de s'en sortir vivants.
Des Français, bien sûr, mais pas moins d'Allemands auxquels se sont ajoutés des Canadiens en 1918.
Du coup, ça a fait jaillir de nombreux cimetières militaires de part et d'autre du front.
J'ai déjà fait un article sur la nécropole française de Flirey mais là, pour la première fois, je suis entrée dans un cimetière militaire allemand, en l'occurrence celui de Thiaucourt-Regniéville.

Bien que localisé sur la carte, on ne l'a déjà pas trouvé tout de suite, le fléchage dans Thiaucourt en étant bien discret.
Il faisait froid et il y avait une belle couverture de neige où de rares traces de pas trahissaient une visite récente sur une ou deux sépultures. Des traces de renards aussi, intruses, incongrues.
Les croix noires métalliques sont très espacées et çà ou là, entre elles, des stèles juives sont comme rapportées, placées un peu n'importe où à côté d'un compagnon d'infortune désigné au hasard. Il y a aussi des croix en pierre sans que j'aie pu comprendre pourquoi certains avaient droit à la pierre et d'autres pas. Peut-être une discrimination par le grade qui n'existe pas dans les nécropoles françaises où tout le monde a le droit à la même peinture blanche sur les mêmes croix en béton.
De beaux grands arbres dispersés y déployaient leurs silhouettes noires sur le ciel blanc.

Le cimetière étant ancien, il y a des tombes en pierre sculptée, toutes différentes, datant de la guerre 1870 et même quelques français, fraternisant au delà de la mort avec leurs anciens ennemis.

Un ossuaire renferme des corps allemands non identifiés et un mémorial porte les noms des disparus

Au total, il y a ici 11685 soldats.

Une tentative d'explication au fait que les croix des soldats allemand soient noires : sur ce blog.

Il se dégage de ce cimetière une grande émotion, accentuée par la couleur des croix, leur dispersion, parce que ces hommes sont loin de leur patrie, qu'ils sont sur le territoire autrefois ennemi et qu'en plus, vu qu'ils étaient les vaincus, ils ont été accusés d'être responsables de toute la barbarie de la guerre. Comme si le fait d'envoyer nos gosses à l'assaut au corps à corps n'était pas déjà en soi de la barbarie ?










lundi 28 janvier 2013

Coq et clocher : Thiaucourt-Regniéville (54)

Église Saint-Remy de Thiaucourt

Construite en 1732 :

Fortement endommagée en 1918 :


Reconstruite vers 1920 avec un clocher hésitant entre le style art nouveau et le style art déco. Le village devient alors Thiaucourt-Regniéville, Regniéville, village "mort pour la France", n'étant pas reconstruit. Il y a encore l'église.