mardi 24 mars 2015

Pas besoin d'aller en forêt...

...pour rencontrer un beau brocard ! Il suffit de regarder par la fenêtre.






Aller en forêt

Les forêts sont parfois traversées par des routes et les alentours d'éventuels parkings y sont de véritables cloaques ! Les routes forestières, généralement rectilignes, bien que souvent réservées aux ayants droit et fermées par des barrières, permettent d'y pénétrer. Elles ont souvent de bien jolis noms et dans les forêts prestigieuses, convergent en étoiles vers des carrefours également dotés de chouettes noms ! Quand elles ne sont pas goudronnées, mais empierrées, ce sont des "tranchées" ; les sommières sont moins carrossables.
Pour s'y promener, rien de tels que les chemins qui serpentent en tenant compte de la topographie. Gare aux ornières laissées pas le débardage ! Des chemins d'exploitation permettent le débardage au sein des parcelles, n'ont aucun caractère pérenne et ne sont pas cartographiés.
Les animaux sauvages empruntent souvent les mêmes passages, laissant une "coulée", propice à l'installation des collets de Raboliot.
Les forêts sont découpées en parcelles numérotées, les lignes sont les séparations entre deux parcelles, souvent rectilignes en terrain plat. Les numéros des parcelles étaient autrefois gravés sur des bornes placées à chaque bout et au milieu. Obstacles aux passages des engins d'exploitation, elles sont remplacées par des affichettes, clouées sur les arbres à chaque angle des parcelles, mais bien souvent, les numéros des parcelles sont tout simplement peints sur les arbres… parfois, on voit les deux.
La limite entre deux communes est généralement matérialisée en forêt par un fossé avec une borne à chaque angle… quand celle-ci existe encore ! On peut encore trouver en forêt de vieilles bornes marquant la limite entre le duché de Lorraine et l'Évêché de Toul. Les territoires militaires (forêt, forts…) sont balisés par des bornes octogonales, portant ou non sur le dessus la matérialisation du tracé de la "frontière".
Des layons parallèles sont parfois dégagés dans les parcelles touffues pour en faciliter l'accès et l'entretien.

Bon, tout ça, pour le promeneur, c'est surtout des chemins, des arbres, du muguet et des champignons !



Bois de Bicqueley : croisement des tranchées de la Deuille et du Taillet



Chemin en forêt du Chandlan (celle qui appartient à Pierre-la-Treiche sur le territoire de Chaudeney)



Ligne dans le bois de Bicqueley, avec pancarte limitant la zone de sécurité pour prévenir des tirs militaires.


Layon dans une parcelle


Fossé et borne limitant le  bois de Chaudeney de la forêt de Pierre-la-Treiche


Borne délimitant une zone militaire


...associée ici à des bornes parcellaires


Borne datée avec crosse épiscopale


Un agent technique (on ne l'appelle plus "garde" depuis des lustres !) gère un "triage" constitué de plusieurs parcelles, voire de plusieurs "séries". Son supérieur est un chef de district… lui-même sous la direction d'un ingénieur formé à l'école des Barres, dans le Loiret.
Les centres de gestion de l'ONF sont dirigés par des ingénieurs issus de l'ENGREF (l'école se situe rue Girardet à Nancy). Ils dépendent d'une direction territoriale, celle de Lorraine se trouve aussi rue Girardet à Nancy. Le régime forestier est différent en Alsace-Moselle … conséquence de l'annexion de 1870 à 1918.


lundi 23 mars 2015

Les Éparges

Visite samedi sur la crête des Éparges, guidée par Nicolas Czubak et Pascal Lejeune, par un froid de canard… mais oserions nous nous plaindre quand on sait ce qu'ont enduré tant de poilus à cet endroit, où beaucoup trop d'entre eux, allemands ou français, ont trouvé la mort pour gagner quelques mètres de terrain et une position stratégique dont l'intérêt ne sera plus le même avec le développement de l'aviation ? Pour se faire une idée, une toute petite idée, il faut avoir lu "Ceux de 14", témoignage palpitant de Maurice Genevoix.
Rendez-vous à la marie-école, siège de l'association "l'Éparges":


Nicolas Czubak :


Le point X...

Et le cimetière du Trottoir, où le soleil a fait une brève apparition :

Les Entonnoirs :

Le monument du Coq, avec ses erreurs...:

Monument du 106ème RI :



Pour approfondir le sujet :









dimanche 22 mars 2015

Blason idiot

Ridicule, burlesque, prétentieux… ce blason est apparu insidieusement sur la toile et sur le journal d'information de ma commune, dessiné par "Manassas", comme en témoigne Wikipedia friand de ce genre d'image. Je n'en ai pas la signification exacte, mais peu importe, l'imagerie en est tout à fait artificielle.

Bien sûr, Pierre-la-Treiche n'a jamais bénéficié d'un tel attribut pour la bonne raison qu'aucun seigneur, aucune noblesse d'épée n'a marqué son histoire. Pierre a tout au plus reçu quelques évêques de Toul dans son prieuré, résidence d'été épiscopale depuis la Renaissance. Certes, le blasonnement des évêques de Toul existe, et a fait l'objet d'un ouvrage réalisé par les Jeunes Amis du Musée de Toul, mais aucun n'a été attribué à Pierre-la-Treiche.

Créer un tel emblème est tout à fait sans réalité et à contre-courant ! Les Pierrats étaient-ils frustrés de ne pas en avoir ? Je ne le pense pas. Mais si le village voulait refléter son identité, il avait la possibilité fort honorable de traduire ses atouts en créant un logo. Il y a d'excellents graphistes pour cela. Vivons dans notre temps, pas avec les emblèmes dépassés.
LIEN

Alors qu'élue, j'avais résisté à l'appel des sirènes qui, contre quelques écus sonnants et trébuchants, avaient voulu flatter notre égo, je m'étais insurgée très vivement contre cette éventualité.
Hélas, mes successeurs ne les ont pas entendues (les sirènes) de cette oreille et ont succombé à la tentation.

Il parait même que certains conseillers ne sont pas d'accord.

Qui s'y frotte s'y pique #341

Saint-Mihiel, au 6 avenue des Roches :


samedi 21 mars 2015

La Treiche, le 20 mars

Pendant que le soleil joue à Colin-maillard derrière moi, j'observe le paysage sur la Treiche, plateau cultivé au-dessus de mon village, qui change de luminosité.
D'abord, il y a du brouillard, bien pratique car permettant de se dispenser de lunettes spéciales, puis le brouillard se lève et le soleil, malgré un morceau rongé, réchauffe mon dos, et brille plein feu dans un ciel devenu bleu.
Au maximum de l'éclipse, la lumière est juste un peu plus terne et les ombres molles. La température a fraîchi de façon sensible. Du soleil, il ne reste à 10 heures 34 qu'une virgule horizontale qui éclaire encore bien la campagne. Les oiseaux ne s'arrêtent pas de chanter et les corbeaux continuent de picorer le grain fraichement semé. Gageons qu'ils ne se sont aperçu de rien.

Spectacle rare, certes, mais pas aussi magique que lors de l'éclipse de 1999 dont je garde un souvenir inoubliable.

9 heures 49 :
10 heures 13 :

10 heures 15 :

10 heures 16 :

10 heures 25 :

À gauche, le brouillard sert de filtre.
À droite : photo de Lupa).









jeudi 19 mars 2015

Sur le sentier des Bornes

Ce chemin balisé relie la Deuille d'Ochey au plateau de la Treiche. Il doit son nom aux nombreuses bornes qui marquent la limite entre les communes de Bicqueley et de Pierre-le-Treiche. Ça monte et ça descend, on y marche dans les feuilles mortes avec, comme musique de fond, le vrombissement des tronçonneuses que les affouagistes actionnent en forêt de Pierre-le-Treiche.








mardi 17 mars 2015

Le tour de Toul, extra-muros

Porte Moselle :

Le long du boulevard Aristide Briand. Les dates sont celles des restaurations des remparts :




Une "demoiselle" à la sortie des eaux
Pont défensif sur le canal de la Marne au Rhin, généralement appelé "La canonnière" :

Le canal de la Marne au Rhin en aval du port de France :


L'entrée des eaux (de l'Ingressin) au niveau de la vanne :

Le bastion 40 fut autrefois un terrain de camping. En cours d'aménagement en parking :


La porte-Jeanne d'Arc, la dernière qui fut ouverte, les autres n'étant pas assez larges, est percée dans un saillant :