jeudi 12 janvier 2012

Oiseaux de pierre, oiseaux de plume à la cathédrale de Toul

Bien sûr, le pélican veille, tout là haut de son pilastre de la tour nord que je découvre ornée de plusieurs volatiles rigolards. Des oiseaux, il y en a aussi beaucoup sous forme de gargouilles qui pointent leurs silhouettes élancées au-dessus du vide.
Sur la façade, des pigeons roucoulent et caracoulent, volettent et se déplacent de ci de là, d'un chou à l'autre, d'une corniche à l'autre.
Un couple de choucas bruyant prépare son lit derrière les rideaux de pierre.
Quant aux corbeaux freux (à moins que ce ne soit des corneilles : la différence est subtile !) au chant sinistre, ils animent les jardins de l'hôtel de ville dans le grand platane où ils ont depuis des lustres installé leur corbeautière aux nids grossiers.













Mais toujours pas de faucon pèlerin !

(Novembre 2011-janvier 2012)

mercredi 11 janvier 2012

Hommage aux poilus

A ceux qui sont tombés dans les combats de la Marne, l'Aisne, la Champagne, la Somme, sur les rives de l'Yser, de l'Oise, à Morhange ou à Verdun.

Et aux vainqueurs qui sont revenus et peuvent prier Notre Dame des Victoires.

(Église de Vaucouleurs)

lundi 9 janvier 2012

Vaucouleurs : dans les pas de Jehanne

Non, nous n'avons pas croisé Sarko qui passait par la Lorraine avec ses gros sabots dondaine, ni entendu la Nadine chantonner (?) dans la plaine, mais nous avons profité de l'épais tapis - pas rouge - de copeaux blonds destinés à protéger les citadins sabots du président de la boue meusienne. Quant à la cité, elle a bénéficié de garde-fous tout neufs entre le château et la mairie.
Et la pauvre Jeanne a tant pleuré toutes les larmes de son corps que la Meuse a débordé.





La Porte de France

La chapelle castrale, d'un goût artistique douteux, date de 1923. Jehanne, aussi raide que le Christ de Rio, (admirez au passage la hardiesse de la comparaison !) domine au sommet de sa façade, brandissant son épée comme une croix.

Juste à côté, il y a un superbe tilleul :

Le gros tilleul

"De ce lieu où l'on domine, l'histoire elle-même plane et se répand à la ronde, comme l'ombre de ce tilleul séculaire.
Cet arbre couvre une légende bien naïve et bien charmante selon laquelle le cheval de Jehanne en aurait brouté quelques feuilles en février 1429. L'enthousiasme au départ de Jehanne avait été si unanime que la nature voulant s'y joindre elle-même, aurait doté soudain le tilleul d'un feuillage si vert, si tendre et si appétissant, que le cheval de Jehanne fut tenté d'y mordre.
Cet arbre vénérable, au tronc creusé par les siècles, fut classé monument historique le 28 octobre 1927."



Jeanne en statue équestre devant la mairie (ici aussi, elle tient son épée comme une croix) est entourée d'une chaine portée par des balustres à son effigie.





Deux vitraux opposés dans l'église Saint Laurent représentent l'un la Pucelle quittant Vaucouleurs (transept nord), on y reconnait la Porte de France ; l'autre, Jeanne à Rouen sur le bucher.


Un autre vitrail en façade représente un miracle qu'elle aurait accompli à Lagny-sur-Marne en 1430.

oOo

(Photos du 6 janvier 2012)

C'était ma petite participation au 6ème centenaire de la naissance de Jehanne. Vous n'êtes pas obligé de me donner votre suffrage en avril prochain !


Coq et clocher : Vaucouleurs

Église Saint-Laurent - 1782 à 1785





samedi 7 janvier 2012

Débordements

Quand MamLéa sort de son lit, c'est pour se rendre au radar à la cuisine et y avaler son café !
En ce moment, la Meuse est un peu comme moi : elle sort de son lit, prend ses aises et son café... crème !

Quelques images prises ce vendredi, entre Pagny-sur-Meuse et Troussey, puis à Ourches où nous avions décidé de rentrer par... Vaucouleurs. Nous avons réalisé en croisant une patrouille de motards que nous étions sur les pas de Sarko-jeanne !
Heureusement, l'un comme l'autre s'étaient évaporés tout en laissant quelques traces. J'y reviendrai peut-être dans un prochain billet.










La route d'accès à Ourches face à la carrière était bien entendu fermée. Je me suis souvenue alors de la conversation que nous avions eu il y a juste un an (le 8/1/21/011) avec un habitant du village alors que l'eau commençait à monter. Il nous avait expliqué comment sont beau-père prenait cette route chaussé de cuissardes pour aller travailler à la carrière, de l'autre côté de la vallée... Quand on voit le courant qui traverse la route, on réalise combien cela devait être dangereux, mais l'homme connaissait "sa" route au millimètre près !



A Vaucouleurs, nous avons rencontré un monsieur Belge qui nous a vanté les beautés de la Meuse, même débordée, parce que c'était la nature ! C'est vrai, qu'elle est belle, la Meuse au saut du lit !

Sauf que les inondations, quand l'eau entre dans les maisons, c'est une autre affaire ! Quand j'étais enfant dans un patelin de Meuse, c'était l'eau de l'Orne qu'on craignait, car quand elle montait - et c'était bien souvent- elle apportait avec elle les relents nauséeux des tas de fumiers qui fleurissaient alors dans tout le village. Chez nous, l'eau affleurait juste sous le plancher et comme le puits était situé dans la cave, cela voulait dire qu'on était privés d'eau potable pour un moment. Quant à nos amis qui habitaient dans la ferme de l'autre côté "du fossé", ils devaient évacuer leur logis dont c'était promesse de devoir refaire toutes les tapisseries... quand les murs auraient séché !

jeudi 5 janvier 2012

Chantier au cloître de la cathédrale de Toul

Pas tranquille, la conjoncture actuelle, pour les 23 gargouilles du cloître de la cathédrale ! Un vrai champs de bataille, ce jardin... Va falloir s'habituer à vomir dans le béton et le PVC, mais quand tout sera recouvert que les fleurs égayeront le gazon frais et que le puits central aura repris ses fonctions, il n'y paraitra plus ! Vivement l'été...




Coucou (62)

mercredi 4 janvier 2012

Qui s'y frotte s'y pique (137)

Une petite créa personnelle, pour le fun et sans prétention.

Et si un jour les Nancéien marchent dessus, c'est que je serai devenue célèbre ! Peut-être... Hi, hi !

mardi 3 janvier 2012

Avant l'extinction des feux

Les lumières de Nancy : gabegie, féérie, coup de pouce au commerce, hommage au p'tit Jésus, paillettes pour le changement de millésime ?
Les avis sont partagés, mais c'est quand même bien joli et donne une ambiance chaleureuse qui donne envie de flâner en ville au cœur de l'hiver alors que les journées sont les plus courtes de l'année.

Place Maginot, avec un marché de Noël tristounet qui ne fera pas date dans les annales.


Passage bleu... décoré, selon la saison, toujours avec beaucoup de goût. Il y a peu de passages couverts à Nancy, pourtant, j'aime bien.


Rue de la faïencerie, un plafond étoilé qui dirige nos yeux vers Saint Sébastien. Mac Do tente de détourner notre regard.


Rue Saint Georges. J'ai dû faire exactement la même photo l'an dernier, mais quand on ne prend pas son trépied, il n'y a pas beaucoup de choix pour s'appuyer.


Rue pont Mouja et rue des Dom...

... avant d’atterrir sur la place Stanislas...

... qui flamboie de tous ses ors. Depuis sa réfection n 2005, il n'y a plus d'autres lumières de fin d'année que celles du sapin qui prend place toujours au même endroit dès le week-end qui suit celui de la Saint Nicolas.





Dans le hall de l'opéra, les silhouettes de Saint Nicolas, du boucher et des trois petits enfants-lalalère s'animaient toutes les demi-heures. Spectacle que je n'ai pas vu, ni du dedans, ni du dehors.




Encore Saint Nicolas, sous l'Arc Héré. Lors de mon second passage, il était tout tourneboulé ! Un p'tit sotré malin avait déplacé les projecteurs !

(Photos des 23 et 29 décembre 2011)