dimanche 10 février 2013

Andilly - Cimetière allemand WW2

Il y a là plus de 33 000 soldats de la 2ère guerre issus de 11 départements du grand Est, hors Moselle et Alsace. Ouverte en 1962, c'est la plus grande nécropole allemande pour la seconde guerre en France.
A l'entrée, l'accueil-chapelle est bâti en grès rose des Vosges. Des cérémonies y sont parfois célébrées. 
Les croix d'un beau granite alcalin foncé sont gravées des 2 côtés et abritent chacune 6 soldats dans un ordre qui semble assez aléatoire. Beaucoup d'inconnus. On se rend compte que certains étaient très jeunes et d'autres au contraire assez âgés. Plusieurs générations d'Allemands ayant payé un lourd tribut à une idéologie fanatique à laquelle ils n’adhéraient probablement pas. Certains sont morts longtemps après les hostilités, en 1946, sans doute prisonniers et blessés. Ainsi, dans mon village, il y a eu deux prisonniers allemands employés à La Rochotte. Un des deux y a peint dans la chapelle Saint Nicolas une fresque un peu naïve où il s'est représenté lui-même ainsi que son camarade.
Il ne se dégage pas du tout la même ambiance ici que dans les nécropoles de 1914/18 de la région. L'endroit est plus solennel. La présence de lanternes, de couronnes, de coupes et de fleurs, prouvant que les familles viennent se recueillir ici est émouvante, j'oserais même dire "vivante".

Les tombes de soldats sont les grands prédicateurs de la Paix
Albert Schweitzer





Les grands arbres ont leurs parrains



Les mêmes couronnes qu'à Thiaucourt et à Bouillonville, beaucoup plus nombreuses ici.


Au fond du cimetière, une zone réservée aux soldats inconnus, dominée par une grande croix noire.


Andilly sur le site de la Volksbund


samedi 9 février 2013

Bruley, sur la Côte

Bruley, c'est des vignes et des mirabelliers. C'est la côte Barine, qui cache Toul. C'est deux églises pour Saint Martin que ça ne le dérange pas : il a l'habitude de partager.
Tantôt sous quelques flocons, tantôt au soleil. Avec des gens qu'on suit parce qu'on est toujours derrière et d'autres qui nous dépassent.









mardi 5 février 2013

Bouillonville- Freidhof

C'est un cimetière des premières heures, les combats ayant eu lieu non loin (saillant de Saint Mihel, pour mémoire) dès 1914. La présence au village d'un hôpital militaire allemand installé dans une maison où Bismark aurait séjourné en 1870, a contribué à l'accroissement du cimetière. On opérait dans l'église sur le clocher de laquelle flottait un drapeau à la croix rouge.
Il est discrètement niché dans un vallon sec, à l'entrée sud du village. Constitué en terrasses, les tombes les plus récentes s'y trouvent les plus haut. Dans le bas, la partie 1914/15  est séparée des terrasses plus récentes par une route bordée de grands tilleuls de noble silhouette car heureusement non taillés.

Dans le secteur le plus ancien où la mousse forme une moquette épaisse et moelleuse, se trouve encore le monument d'origine dominé par l'aigle impérial. Quelques tombes sont curieusement placées en cercle autour d'un arbre. D'autres en calcaire blond sont en bordure d'un pré où une famille d'ânes saccage la végétation au milieu d'un innommable bordel constitué de tôles, de vieilles carcasses de voitures, de tas de bois recouverts de bâches crasseuses...

Croix et stèles sont de fines plaques de pierre grise. Réaménagées après la guerre, les terrasses y ont été équipées de murets et d'escaliers en grès rose et une grande croix plus récente en calcaire ocre domine le cimetière. Il y a là 1368 soldats.



Comme à Thiaucourt, la porte d'entrée a disparu...







Normalement, à la belle saison, il y a le registre du cimetière derrière cette porte .

De nombreuses cartes anciennes allemandes montrent différentes vues du cimetière primitif. On y voit même le viaduc du "Thiaucourt", bel ouvrage d'une portée de 132 m, détruit dès 1914 et qui ne sera jamais reconstruit.



Un lien intéressant sur le cimetière de Bouillonville : cliquer ICI. Ceux qui comme moi ne maitrisent pas la langue d'outre Rhin auront recours à la (mauvaise) traduction Google.

L'emplacement de l'accès au viaduc du Thiaucourt tel qu'il apparait actuellement au-dessus du cimetière. Je n'ai pas pris de photo de la tranchée ferroviaire derrière moi, trop encombrée par un fatras inextricable.

lundi 4 février 2013

On the road again...




Sur la D904, avant et après Ménil-la-Tour




Toul : rue Liouville

Elle doit son nom à un mathématicien, polytechnicien et homme politique du 19ème siècle.
C'est une petite rue étroite qui relie le quartier médiéval populaire à la cathédrale. C'était le quartier chic de la cité avec des maisons canoniales dont il y a de beaux restes.

Refaite il y a peu de temps, elle bénéficie d'un bel éclairage, mais il est dommage qu'au lieu de pavés, comme dans d'autres rues moins passagères, elle ait été revêtue d'un vilain bitume noir et d'un caniveau en béton.





En arrivant place de Gaulle, on préfèrera lever les yeux ver la façade de la cathédrale, sous les feux des projecteurs, pour ne pas voir les bâtiments reconstruits après la guerre qui s'intègrent assez mal dans le quartier.

dimanche 3 février 2013

Issue de secours


Toul - Rue de Hamm
Lycée agricole Étienne Olry
Et un peu de la médiathèque

vendredi 1 février 2013

Rembercourt aux Pots (55)

10 au 13 septembre : un épisode de la bataille de la Marne (appelé bataille de l'Ornain) vécu par Maurice Genevoix : on s'y bat pendant 3 jours et 3 nuits, alors forcément, il y a des morts en grand nombre et des ruines ! La magnifique église gothico-renaissance n'y échappe pas. Elle sera reconstruite.
Ce vitrail témoigne de cet épisode :

Il y a aussi une nécropole nationale accolée à un cimetière militaire avec près de 5 000 soldats allemands.