Les bornes Vauthier jalonnent la ligne de front de 1918.
249 étaient prévues mais les souscriptions permettent d'en ériger seulement 119. Elles sont mises en place entre 1925 et 1927. Il en reste 97, en plus ou moins en bon état : Emplacements
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7000 soldats sont tombés dans chaque camp, la plupart entre septembre 14 et juillet 15, pour quelques mètres de terrain, pris et repris au fil des assauts.
Après cette date, le front se stabilise et chacun "campe" sur ses positions, sans avoir besoin de jumelles pour observer son adversaire tapi de l'autre côté d'un no man's land parfois très étroit. Il parait même que parfois, on a fraternisé, ne serait-ce qu'autour d'un point d'eau. Les tranchées sont encore bien visibles dans la partie est de la forêt qui n'a pas été nivelée. Elles sont jalonnées de sapes, d'abris, de queues de cochon, barbelés et de tout un tas de ferrailles parfois acérées.
La croix des Carmes
Un monument allemand, discret, à un carrefour forestier
Il faudra 3 jours aux Américains pour libérer ce secteur du Saillant de Saint-Mihiel proche de Pont-à-Mousson.
Près de la maison forestière du Père Hilarion, se trouve une des bornes Vauthier qui matérialisent la ligne de front en juillet 1918.
Un grand merci à Nicolas pour la visite.
Au Bois-le-Prêtre, couplet 2 "On est terré comme un renard,
On est tiré comme un canard,
Si l'on sort, gare au traquenard
Où l'on s'empêtre .....
Dès que l'on quitte son bourbier
On reçoit un lingot d'acier,
Car l'on est chasseur et gibier
Au Bois- le-Prêtre !" Paroles de Lucien Boyer 1915 sur un air d'Aristide Bruant.
La nécropole de Montauville, le Pétant, c'est ici.
La peinture sur la borne Vauthier, qui heureusement tend à disparaitre, n'est pas des plus heureuses… et comme il restait de la peinture, le monument aux résistants tués en 44 en a bénéficié. (ou vice versa).
Et pour les nostalgiques des vieilles publicités peintes, un BYRRH, sous la pluie :
Ici on s'est battu pendant 4 ans, pour un mètre de terrain, perdu, puis regagné, puis reperdu...
Flirey depuis la croix Rochas. Au loin, le Saint Michel, la côte Barine et la côte de Meuse.
En fait, à Flirey, les français n'ont jamais réussi à chasser les Allemands du bois de Mort-Mare. Dans ce secteur proche de Pont-à-Mousson, 4 villages ont été totalement détruits.
Au début des années 20, croyant que c'était la der des ders, on a érigé des monuments aux morts et, sur l'idée d'un ancien poilu, sculpteur de son état, on a balisé le front tel qu'il était le 18 juillet 1918, avant la dernière offensive alliée. Ce sont les bornes Vauthier.