mercredi 26 mars 2014

Prunelier en fleur




Coq et clocher : Foug (54)

Église Saint-Étienne, inaugurée en 1704.
Avec son clocher élancé, sa nef massive et sobre en belle pierre de taille, elle domine le vieux Foug un peu triste, en haut de l'étroite rue Prosper Boucher. Cette rue est en fait une impasse, assez sombre, où quelques volets colorés tentent d'égayer les façades.
On dirait une poule au milieu de ses poussins.


Quant au coq, il surveille avec vigilance un parad inquiétant !


Un escalier de granite permet d'accéder au portail hélas fermé.




À l'angle de la rue de l'église et de la rue principale (rue François Mitterrand-maires socialistes oblige) une Vierge dans un état déplorable allaite son enfant dans une niche au superbe décor Renaissance.


mardi 25 mars 2014

Sur le Chanot


Après avoir traversé la Paliade et les mauvaises terres, cette partie au dessus du village où on trouve des terres agricoles, des ruches et des remorques, continuons notre chemin. Un petit effort pour monter la côte et on se retrouve quelque peu essoufflé sur le plateau du Chanot.
Ici, pas de culture, sauf une ancienne parcelle à maïs exploitée il y a quelques années par les chasseurs qui sont un peu là comme chez eux ! On a failli y laisser not' peau, mais c'est une autre histoire.

Contournons l'ancienne pelouse sèche aujourd'hui envahie de pins noirs, que la commune espère remettre en état avec l'aide d'une poignée de bénévoles, en fait, quelques élus et pharmaciens botanistes. Au rythme où ils interviennent, une vie n'y pourra pas suffire ! Bref, l'objet de mon billet n'étant pas de polémiquer, continuons notre balade printanière en forêt après avoir longé une carrière prouvant que "PIERRE" -la-Treiche n'est pas un vain mot puisqu'on y exploitait des carrières.

Nous rejoignons le bois du Chanot : un fort est caché dedans ! Témoignent de cette occupation militaire les bornes octogonales qui jalonnent la propriété de l'armée. Terrain et fort sont à vendre : avis aux amateurs qui ne devront pas compter sur la vente de bois pour amortir leur achat. La commune serait intéressée.

Le chemin de droite mène à Bicqueley, le fort du Chanot se situe alors derrière nous.

Carrière du Chanot


Un peu de pédologie ? La carrière exploitait des calcaires du Jurassique et on se rend compte que le sol n'est pas profond et que les arbres doivent utiliser le malice pour se nourrir grace aux fissures. De la terra fusca (argiles de décalcification du calcaire, rubéfiées en période tropicale, avant les glaciations du quaternaire) est visible ici à la faveur d'un chablis.

La blanche Anémone sylvie se plait dans ce type de sous-bois...


...ainsi que l'Anémone hépatique


Borne octogonale balisant le terrain militaire, à côté des bornes de parcelles forestières




Traces de présence humaine plus ou moins cabalistiques


Au bout de ce chemin, après une belle descente, glissante par temps humide, le fond de Thuiset permet de revenir au village par le fond de l'Arot en longeant quelques paillotes plus ou moins (dis)gracieuses.




La déclaration


Message très important, des fois que Louloute ne soit pas passée par ce cloître !

Faites passer.

lundi 24 mars 2014

Quand les oiseaux aiment l'eau...

... ils viennent à Pierre-la-Treiche.

En solitaire
(Bergeronnette grise)

En couple
(Cygne tuberculé)

Par trois
(Oie de Chine)

En famille
(Ouette d’Égypte)

Le gui et le saule

En fleur



dimanche 23 mars 2014

Père Zig

Le père Zig, en d'autres termes JPZ, a une passion : les vieux objets. Dénichés çà-et-là sa vie durant, cela commence à faire une belle collection qu'il entrepose dans sa caverne d'Ali Baba. "Abracadabra !" : pour ses amis, la porte s'ouvre. Sinon, il extrait quelques pièces choisies, les expose à l'hôtel Pimodan pour le Claveau par exemple, ne tarissant pas de détails pour en expliquer le qui-que-quoi-où avec passion.

Dans sa grotte, les outils d'artisans sont bien rangés du sol au plafond dans un fouillis apparent car très organisé. Il y a du classique, de l'insolite, du cruel, du sentimental... tous les métiers d'autrefois y sont représentés. Marteau et enclume pèsent leur poids, faucille et marteau n'y sont pas que des symboles.


Dans une autre partie de son antre dotée de fenêtres, on croirait avoir fait un retour en arrière et atterri au 19ème siècle dans une vieille maison lorraine. On a envie de s'asseoir sur une de ces inconfortables chaises lorraines et de s'attabler devant une potée ou une tranche de jambon bien sec ; puis de faire la sieste sur un lit à rideaux garni d'un édredon moelleux avec pour lecture un almanach périmé.


Est-ce ici qu'il écrit ses nouvelles, ses chansons ?... car père Zig écrit. Il est lauréat du prix Moselly. Quant à ses chansons, il les interprète en s'accompagnant de sa guitare. Musique-musique : il lui arrive de tourner la manivelle d'un orgue de Barbarie, image immortalisée à Toul par un trompe l’œil à l'entrée de la rue Jeanne d'Arc. Le partage de ses textes et mélodies a maintes fois enchanté l'auditoire du CELT, de Toul accueil, de Phil'Art...


Si ses cheveux blancs et fous contrastent avec le noir de sa chemise, un sourire affable est toujours présent sur son visage et, seules, de petites lunettes fines trahissent l'ancien instituteur.



jeudi 20 mars 2014

Blanche ou rose

Les abeilles qui s’éveillent adorent butiner les bruyères carnées à floraison hivernale :





mercredi 19 mars 2014

19 mars

A la saint Joseph
Célébrons le mariage
Des petits oiseaux

Pour fêter le printemps, faudra attendre demain.

De l'or ! J'adore...






Travaillez, prenez de la peine :
C'est le fonds qui manque le moins.
Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
"Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage
Que nous ont laissé nos parents :
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l'endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'oût :
Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse."
Le père mort, les fils vous retournent le champ,
Deçà, delà, partout....
si bien qu'au bout de l'an
Il en rapporta davantage.
D'argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

Jean de La Fontaine (Le laboureur et ses enfants)