Croissant d’argent
Il y a 5 semaines
La porte saint Georges, préservée grâce à Victor Hugo (c'est écrit dessus), possède une jolie voûte en mosaïque de briques comparable à celle de la porte de la Craffe.
Ce jour là, il y avait aussi un concert dans l'église Saint Jacques et j'ai découvert le charmant jardin de l'abbé agrémenté cet été d'œuvres "fil de fer" de Claudine Meyer.
"Parce qu'il détruit tout, (alors) j'arrache des parcelles au temps".
Cette annexe de la cathédrale de Toul, nécropole des évêques et joyau de la Renaissance au même titre que son symétrique (la chapelle de tous les saints), fut édifiée en 1532 le long du transept nord par la volonté d'Hector d'Ailly-Rochefort (évêque de 1526-1532). A cette époque, on perce également le mur qui sépare la cathédrale du jardin épiscopal ; mur, sans doute décapité, qui a aujourd'hui des airs de château fort !



Les armes de l'évêque Hector d'Ailly, commanditaire, et premier évêque enterré dans sa chapelle posthume : "de gueules à la bande ondée d'argent, accompagnée de six merlettes du même, rangées en orle."
La porte dans le mur telle qu'elle apparait aujourd'hui dans le jardin de l'hôtel de ville.
Le barrage de Villey-le-Sec est équipé d'une micro-centrale électrique par où, en cette période estivale de (très) grande sècheresse, passent toutes les eaux de la Moselle. Pendant ce temps, sur les 3 vannes fermées du monstre, la nature reprend ses droits.
Je suis ignare en matière de signalisation fluviale... Certainement une interdiction, mais laquelle ?
Amarrage romantique.
La piste cyclable de la boucle de la Moselle où l'on croise en général davantage de rollers que de vélos.
Quelques vieux marronniers alignés au bord de l'eau témoignent de l'ancien chemin de hallage de la Moselle avant qu'elle ne soit à grand gabarit. Victimes, comme presque tous les marronniers, d'un petit papillon, la Mineuse du marronnier (Cameraria ohridella), leur feuillage roussit précocement, sans que les arbres se teintent des jolies couleurs qui faisaient autrefois le charme des veilles de rentrée scolaire. Certains marrons tombent déjà, mûrs mais tout petits dans leur bogue épineuse. À ce propos, j'aime toujours évoquer "Chien perdu sans collier" : au tout début du livre de Cesbron, un des jeunes héros, témoin de la chute d'un premier marron, se précipite en bas de l'arbre où il était perché en s'exclamant "c'est la rentrée" !
Revenons à notre bord de l'eau ! À part les rollers et les promeneurs, on fait d'autres rencontres sympathiques. À cet endroit que je nomme de façon erronée "le marécage", il y a, à la saison de la reproduction, de belles "héronnières". Ce héron lointain est resté tout à côté d'une d'entre elles.
Une mouche verte (Lucilia caesar ou L. sericata ?) sur une Angélique sauvage
Une sauterelle, verte, probablement juvénile (mais laquelle ?), bien dissimulée dans l'herbe.
Et ce petit truc noir au centre de la carotte sauvage n'est pas une bestiole, mais une fleur, stérile, différente des autres, blanches, qui composent l'ombelle.
Si elle est fermée, ce n'est pas à cause d'un été trop capricieux, mais parce que le Toulois s'est doté d'une piscine moderne avec tous les gadgets appropriés. Ovive, c'est à Écrouves, sur le terrain de l'ancien RGA devenu propriété de la communauté de communes. Ovive remplace les deux anciennes piscines de Toul : celle couverte (et découvrable) des Glacis et celle d'été, à Dommartin, entre Moselle et canal.
Bienvenue dans le Grand-Est, et plus particulièrement en Lorraine