vendredi 8 mars 2013

Rigny- la-Salle au milieu de l'eau

Affluent de la Meuse, le ruisseau de la Beaumelle résulte de la confluence de l'Aroffe (inférieur) et du ruisseau de Saint Fiacre. Il y a aussi un bief de la Meuse qui alimente les douves du château de Malpierre. Et encore un petit arroyo qui draine le sud du village.
Du coup, il y a des ponts de pierre, avec des chasse-roues, des gués, des passerelles et d'anciens lavoirs.










jeudi 7 mars 2013

Qui s'y frotte s'y pique (226)


Vitrine de Noël 2012 de Lefèvre Lemoine, rue Mazagran, Nancy.

Sur le pont de Pont-à-Mousson


Pont-à-Mousson, c'est avant tout la ville située à mi-parcours entre Nancy et Metz.

Par la route, et par le centre ville qui est très joli et toujours animé, parce qu'on ne prend que très rarement l'autoroute, et que celui-ci n'a pas toujours existé, et que la RN57, même si celle-ci elle a été déclassée, ça a été peu ma Nationale 7.
Par le rail, ce sont des souvenirs quand, étudiante je rentrais à la maison. Entre Nancy et Pont, de nuit, on frôlait et pénétrait même dans l'enfer des usines sidérurgiques et des mines de fer : Saizerais, Pompey, Blénod... La nuit, c'était magique. Notre vieux train du temps qu'il n'y avait pas encore de métrolor se faufilait entre des convois de trémies en attente de chargement ou d'embarquement, ou de plateaux chargés des produit estampillés "Pont-à-Mousson".

Quant à la gare, c'était souvent le seul arrêt, sauf pour les omnibus trainards, et je me souviens même avoir attendu un soir avec une camarade pendant 1/2 heure dans la gare déserte une correspondance... qui n'était autre que le train suivant. Tout ça, parce qu'un crétin d'employé de la SNCF avait cru nous faire gagner du temps en partant de Nancy plus tôt.

Pont-à-Mousson, c'est aussi l'usine éponyme qui en réalité se trouve à Blénod les Pont-à-Mousson. Du coup, le nom de Pont-à-Mousson est un symbole fort de la Lorraine qui a disséminé dans la France entière, voire dans le monde entier, ses tuyaux et ses plaques d'égout. Alors, quand je les repère, je les prends en photo.
C'est pour cela qu'un journaliste e l'Est Républicain, Jérôme Bourguignon, m'a invitée avec un petit camarade à l'agence de Pont-à-Mousson pour causer photo et Pont-à-Mousson.. Ce fut un moment d'échange deux heures, bien convivial et ma fois fort sympathique.
L'article est paru dans l'édition Pont-à-Mousson le 6 mars et il y a un rappel aujourd'hui.

Une visite sur le blog de mon camarade, il fait de bien chouettes photo.





mercredi 6 mars 2013

Toul : chapelle templière de Libdeau

En venant de Dieulouard par l'ancienne via Agrippa Trèves - Lyon, aujourd'hui D611, on remarque sur la droite à l'entrée de Toul un bâtiment anachronique dans un pâté de maisons agricole. Il s'agit de la chapelle templière de Libdeau dont l'origine remonte au 12ème siècle. Celle-ci fait couler beaucoup d'encre, mais elle souhaiterait surtout faire pleuvoir aussi quelques euros.
En effet, il n'y a pas si longtemps, elle servait de hangar à une ferme et était bordée d'annexes pas très reluisantes. Mais elle tenait encore debout, tant bien que mal, et, en passant sur la route, on se contentait de s'indigner sur son utilisation. Puis petit à petit, son état s'est dégradé et son existence même est actuellement en péril. Beaucoup se sont émus, surtout quand, il y a très peu de temps, une partie de la toiture s'est effondrée. Les élus toulois, bien qu'indignés, n'ont pas souhaité s'engager dans un projet de rachat et de restauration. Faut-il leur en faire le reproche, tant il y a affaire dans la cité des Leuques, entre cathédrale, collégiale, enceinte fortifiée, musée, quartiers médiévaux ? Le cas échéant, les électeurs et contribuables n'auraient pas manqué de le leur reprocher.

Ainsi soit-il !

Mais il est légitime de s'indigner de voir disparaitre sous nos yeux un élément du patrimoine alors qu'on a le devoir de le transmettre aux générations qui nous succèdent. C'est ce que s'est dit Bertrand Siffert un passionné d'histoire locale qui a décidé de prendre le taureau par les cornes. Créant une association, il a pu racheter la bâtisse, solliciter des mécènes et ouvrir une souscription par la fondation du patrimoine, permettant d'envisager l'avenir sans faire ainsi appel uniquement aux deniers publics.

Pour l'instant, ce sont des mesures de protection qui sont envisagées. Restauration puis mise en valeur suivront en espérant qu'il ne soit pas trop tard.
Rares sont les vestiges des templiers en Lorraine, Toul est dotée d'un édifice intéressant, on peut rêver lui donner le même lustre qu'à la jolie chapelle templière de Metz.

Description sommaire, au cas où vous n'auriez pas le temps de cliquer sur les liens :
Édifice rectangulaire avec façade et "chœur" en pignons plats, il comporte 3 travées, soulignées à l'extérieur par des piliers laissant supposer qu'à l'origine la voûte était en berceau. Les trois travées sont en croisées d'ogives reposant sur des 1/2 colonnes rondes collées contre les murs. Une des voûtes est gravement menacée par l'effondrement d'un lambeau de la toiture.
Le toit à deux pans est en tuiles plates.
Cinq baies gothiques donnaient de la lumière dans l'édifice : 3 sur le flanc côté route, 1 de l'autre côté et 1 dans le chœur. Une rosace ornait la façade au dessus de la porte, murée.
L'édifice a été cloisonné à l'intérieur.

Flanc SE (côté route)

Flanc NO (côté ferme)

Vue intérieure où l'on voit la cloison centrale
(milieu du 19ème siècle ?)



Façade et sa rosace où l'on voit les restes d'un appentis.

Le portail, actuellement au musée Lorrain à Nancy
On peut rêver le voir réintégrer un jour le site...

- Un site complet sur les templiers et la localisation des édifices dans les divers départements, comportant une description intéressante : http://www.templiers.net/departements/index.php?page=54

- On en parle bien sûr dans Etudes Touloises, avec des plans : http://www.etudes-touloises.com/articles/61/art3.pdf

- Le blog spécifique de Bertrand Siffert, avec accès à la souscription et des photos plus belles que les miennes : http://chapellelibdeau.blogspot.fr/
- Et le nouveau site : http://libdeau.fr/

Merci à JMF qui m'a fait une visite guidée par un temps à ne pas mettre un templier dehors !
Quelques Toulois pas si préhistoriques qu'on pourrait le croire, ont connu la chapelle alors qu'elle était utilisée pour le culte, qu'un curé y demeurait et y faisait le catéchisme. J'ai du mal d'admettre que quelques années qui se comptent sur les doigts d'une main puissent conduire à la ruine un monument datant de 8 siècles.

On the road again : direction la Meuse

Entre Toul et Vaucouleurs, mais encore dans le 54 :


mardi 5 mars 2013

Rigny la Salle : vallée de la Meuse


Je ne ferai pas le coup de la Meuse endormeuse, mais la vallée de la Meuse, c'est tout simplement beau ! Plat, mais beau...






(Pour Cirta : on devine le château de Malpierre, à droite de l'église, car il y a quelques beaux restes.)


Chaque année, la Meuse sort de son lit pour se prélasser lascivement dans les vastes prairies. C'est inquiétant pour quelques riverains qui la surveillent du coin de l'œil : on ne sait jamais si cette fois-ci elle ne va pas faire un coup de Trafalgar et s'épandre plus que de coutume dans les rues basses des villages et s'en aller visiter, indiscrète, quelques maisons. Mais, pour sûr, elle va submerger encore quelque petite route et transformer le paysage en lac pour le plaisir de quelques hérons et aigrettes blanches ! Et pis des fois, si un brochet avait la bonne idée de se faire piéger dans un trou, il ne serait pas si mal dans la casserole ! Et on débusquera bien quelques morilles au pied des frênes, quand le soleil aura réchauffé un peu le sol à peine ressuyé.



Place Stanislas


lundi 4 mars 2013

Coucou (90)

Dentelle des tours de la cathédrale de Toul en contre-jour.

La cathédrale est majestueuse
Que j'imagine en pleine campagne
Sur quelque affluent de quelque Meuse
Non loin de l'Océan qu'il regagne,

L'Océan pas vu que je devine
Par l'air chargé de sels et d'arômes.
La croix est d'or dans la nuit divine
D'entre l'envol des tours et des dômes.

Des angélus font aux campaniles
Une couronne d'argent qui chante.
De blancs hiboux, aux longs cris graciles,
Tournent sans fin de sorte charmante.

Des processions jeunes et claires
Vont et viennent de porches sans nombre,
Soie et perles de vivants rosaires,
Rogations pour de chers fruits d'ombre.

Ce n'est pas un rêve ni la vie,
C'est ma belle et ma chaste pensée,
Si vous voulez, ma philosophie,
Ma mort bien mienne ainsi déguisée.

Paul Verlaine

Coq et clocher : Rigny-la-Salle (55)

Église de la "Nativité de la Vierge" construite au 19ème siècle, clocher 18ème. C'est un grand édifice en pierre situé en haut du village bordé à l'est et au sud d'un espace correspondant à l'ancien cimetière. Elle domine le château de Malpierre avec une certaine insolence.







vendredi 1 mars 2013

Qui s'y frotte s'y pique (225)

Liverdun dans la confiturerie Lerebourg encore en activité.

On lira avec intérêt comment ces sacs de sucre arrivaient là dans le blog de Liverdun : Liverdun : les années sucrées (I à V). Merci à Jean-Claude Curé pour l'autorisation de publier la photo.