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vendredi 26 mars 2010

lundi 8 mars 2010

Quelques vieux trucs dans Saint Nicolas …

Au hasard des rues, voici quelques vieux trucs bien jolis, et je laisserai Saint Nicolas reposer en paix… mais comme je dois y retourner bientôt, je ne promets pas que cette suite soit une fin !
(Je vais essayer néanmoins d'éviter les doublons avec l'amoureux de la basilique !)











(27 février 2010)

jeudi 10 septembre 2009

Vaudémont-café

Heu... l'est très rural ce troquet là !



J'aurais bien accompagné cette 'tite photo de la musique de Bagdad café... mais je ne sais toujours pas comment faire ! (en fait, je n'ai pas trop cherché)

mardi 8 septembre 2009

Au bistro

A Toul, "Le Bahut" retrouve le sourire avec la rentrée dans les deux lycées Majo' et Cugnot voisins ! Fini de faire Tintin !



Et ici au cours Léopold dont j'ignore s'il est fréquenté par les étudiants autres que luxembourgeois qui sortent du RU voisin...


Amusant comme enseigne !

Mais il est à remarquer que dans les deux cas, on est très écolo !

jeudi 12 mars 2009

Commercy

Une virée en Meuse, parce qu'il fait "impeubô" et que la Meuse, c'est sympa !
Pour une fois, ce n'est pas un dimanche et Commercy est presque vivant !

Le château, il est bien moins austère que celui de Lunéville, mais faut-il comparer ? Celui-ci n'était-il qu'un "modeste petit pavillon de chasse", sans lequel Stanislas ne serait jamais passé par Toul et que du coup, la route depuis Nancy ne serait peut-être restée qu'un mauvais chemin et que le pont de Dommartin (en pierre d'Euville, attention, pas n'importe quoi !) n'aurait jamais été construit ?
Symétrie parfaite ! La vue depuis le château est canalisée par une perspective magistrale, sans obstacle, au travers de la ville (allée des tilleuls) puis de la forêt, jusqu'à l'horizon : étonnant !



Mais tout le monde n'est pas logé à la même enseigne !





Pourtant, les petites ruelles telles la rue des juifs sont pleines de charme.



Ce qui est agréable à Commercy, c'est la présence de sculptures et de fontaines, mais le voisinage de Lérouville où est (était ?) installé l'atelier de Patrick Hervelin n'y est probablement pas étrangère.
Ses vaches bleues du rond point des Godelles sont adorables ! Et dire qu'il y a des gens qui ne les aiment pas !






La rencontre avec la faune autochtone est l'occasion de quelques échanges sympathiques avec la population bipède locale.







Nous ne repartirons pas sans nos 2 kilos de madeleines déclassées achetées à moitié prix "À la Cloche Lorraine", sur la place Charles de Gaulle. Déclassées parce qu'il paraît qu'elles n'ont pas les critères standards ! Moi, je n'ai rien remarqué d'anormal sur leur belle enflure dorée. Elles valent les autres, sauf qu'elles sont moins chères ! Si vous en voulez, faut les demander, parce qu'on risque de ne pas vous les proposer !

mercredi 29 octobre 2008

A propos de boutique... "Chez la Jeanne"

Que ceux qui ont déjà lu ce texte ailleurs m'excusent… Ils auront ici l'occasion de le relire.
C'est un souvenir d'enfance, fin des années 50, quelque part dans un village de Meuse.

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La devanture de sa boutique n'avait pas d'enseigne mais tout le village l'appelait "chez la Jeanne" !

C'était sur la place de l'église, une maison coincée entre ses deux voisines. Franchir la porte faisait retentir un carillon de tubes métalliques qui cessaient lentement de s'agiter dans quelques dernières convulsions. Une marche plus bas et l'on était dans un sas minuscule où donnaient deux portes : à droite celle de la cuisine, à gauche celle toujours ouverte de la boutique.
Le temps de s'habituer à l'obscurité et on pénétrait dans un gourbi encombré de tout ce qu'on ne trouvait pas à la Sanal ou aux Coopérateurs de Lorraine qui, par chance pour la Jeanne, étaient parfois dépourvus de la denrée essentielle qu'il vous manquait.

La Jeanne arrivait bien vite derrière vous. C'était une petite femme aux cheveux gris tirés en arrière en un chignon serré, portant un éternel tablier sur une jupe aux couleurs indéfinissables et un châle noir sur ses épaules frileuses.
Des étagères surchargées accueillaient un bric-à-brac hétéroclite où les pâtes tenaient compagnie aux litres de vin, le fromage aux cahiers d'écoliers. Suspendues au plafond, des charentaises délavées faisaient la causette à des saucissons bien secs !
La Jeanne n'était pas grande et derrière son comptoir, elle émergeait à peine entre les paniers à œufs suspendus contenant ail, oignons, œufs.
Je n'ose appeler comptoir ce meuble où les bocaux de bonbons faisaient le bonheur de notre horde d'écoliers munis de quelques piécettes. Un franc pour un poisseux carambar gagnant, trois ours en chocolat décoloré pour un autre petit franc, quelques boules vertes, rouges, jaunes pour faire l'appoint !

On ne savait pas trop si elle ne savait pas compter ou si elle était vraiment malhonnête, mais on avait pris l'habitude de vérifier la monnaie qu'elle tendait dans sa main calleuse et si quelque charançon habitait la farine, elle échangeait sans broncher.
La Jeanne était intemporelle et nous ne cherchions pas même à nous l'imaginer en jeune et dynamique commerçante.

mardi 28 octobre 2008

Boutiques

Celles-ci ont une âme, mélancolique et désuète, mais quel panneau de PVC ou de verre coloré remplacera leurs vieilles boiseries, quel panneau néo-contemporain remplacera leur enseigne écaillée, quel néon clignotant illuminera leur devanture quand on décidera de les "réhabiliter" ?

À quoi ressembleront les vilaines boutiques modernes flashy et fluo, de nos centres villes quand elles seront désaffectées ?

Toul, rue du Murot...

... place Croix de Füe.

Nancy, rue Saint Michel.

Lunéville, face au château...

... ou quelque part dans le dédale des ruelles.

mardi 15 juillet 2008

La Jeanne

La devanture de sa boutique n'avait pas d'enseigne mais tout le village l'appelait "chez la Jeanne" !
C'était sur la place de l'église, une maison coincée entre ses deux voisines. Franchir la porte faisait retentir un carillon de tubes métalliques qui cessaient lentement de s'agiter dans quelques dernières convulsions. Une marche plus bas et l'on était dans un sas minuscule où donnaient deux portes : à droite celle de la cuisine, à gauche celle toujours ouverte de la boutique.
Le temps de s'habituer à l'obscurité et on pénétrait dans un gourbi encombré de tout ce qu'on ne trouvait pas à la Sanal ou aux Coopérateurs de Lorraine qui, par chance pour la Jeanne, étaient parfois dépourvus de la denrée essentielle qu'il vous manquait.
La Jeanne arrivait bien vite derrière vous. C'était une petite femme aux cheveux gris tirés en arrière en un chignon serré, portant un éternel tablier sur une jupe aux couleurs indéfinissables et un châle noir sur ses épaules frileuses.
Des étagères surchargées accueillaient un bric-à-brac hétéroclite où les pâtes tenaient compagnie aux litres de vin, le fromage aux cahiers d'écoliers. Suspendues au plafond, des charentaises délavées faisaient la causette à des saucissons bien secs !
La Jeanne n'était pas grande et derrière son comptoir, elle émergeait à peine entre les paniers à œufs suspendus contenant ail, oignons, œufs.
Je n'ose appeler comptoir ce meuble où les bocaux de bonbons faisaient le bonheur de notre horde d'écoliers munis de quelques piécettes. Un franc pour un poisseux carambar gagnant, trois ours en chocolat décoloré pour un autre petit franc, quelques boules vertes, rouges, jaunes pour faire l'appoint !
On ne savait pas trop si elle ne savait pas compter ou si elle était vraiment malhonnête, mais on avait pris l'habitude de vérifier la monnaie qu'elle tendait dans sa main calleuse et si quelque charançon habitait la farine, elle échangeait sans broncher.
La Jeanne était intemporelle et nous ne cherchions pas même à nous l'imaginer en jeune et dynamique commerçante.

Quand je croise une vieille enseigne abandonnée, j'imagine un vieux marchand semblable à la Jeanne. Quel Albert a fermé définitivement cette pharmacie de Saint Pardoux la Rivière ? Quelle Ginette taillait ici des pantalons et des chemises aux paysans de Jumilhac ? Quel Yves en blouse grise développait dans son laboratoire an fond de cette boutique de Rennes, des 6X6 en noir et blanc ? Quel Lulu vendait ses bonbons aux écoliers de l'école juste en face de cette Sanal touloise ? Quels Charles et Marie servaient leurs clients Nancéens, ici, sur le cours Léopold ?