Le but du voyage était de trouver le crin végétal, Carex brizoïdes, plante obsidionale qui servait aux paillasses des soldats allemands en cantonnement pendant la guerre de 14/18. Nous l'avons tout de suite trouvé.
Ce qui ne nous a pas empêché de faire une jolie balade sous un cagnard écrasant.
Ceci n'est pas un charme !
Seuls les papillons volaient inlassablement avec légèreté. Il n'y a que cette Mélitée du Mélampyre qui a daigné se poser sur un des nombreux Séneçons jacobée tout doré qui égayaient les bords des chemins d'une blancheur inhumaine.
Place Henri Breton, le monument aux morts de la seconde guerre et déportés du tragique épisode du 5 septembre 1944. On y trouve aussi les noms des soldats morts en Indochine et en Algérie :
La maison Renaissance des Loups ou du Chaldron, maison du tourisme :
Derrière l'église, la maison de retraite Sainte Anne, à vendre :
Place de la mairie, la cabine téléphonique sert, comme beaucoup, de panneau d'affichage, :
Salle de spectacle de l'Espée à Charmes
La présence de la croix de Lorraine sur le blason de la ville et des 2 chardons sur cette façade est légitime car Charmes faisait partie du duché de Lorraine.
Église gothique dédiée à saint Nicolas, construite au 15ème siècle suite à la destruction totale de la ville et de sa première église par Charles le téméraire, enrichie d'éléments Renaissance au16ème. Façade et clocher, détruits en septembre 1944, sont reconstruits dès 1947 et achevés en 1952. Les statues de la façade (et le coq) seraient l'œuvre de Jean Lambert-Rucki, on y reconnait un saint Nicolas, surmonté de 4 personnages, dont un évêque (?) et une Vierge à l'Enfant ; les deux autres pouvant être saint François d'Assise et Dieu le Père ?
La chapelle saint Hubert (16ème) est classée monument historique :
C'est un petit cimetière un peu confidentiel, intime et bien fleuri, entouré d'un mur de brique. Il comporte 199 tombes de la guerre de 1914-18 : Britanniques, Canadiens, Indiens, de la Royal Air Force pour la plupart.
Ces tombes de 4 chinois sont isolées dans un coin. Des Chinois avaient été en effet recrutés par la France et la Grande Bretagne dans des conditions inhumaines pour de durs travaux, ils n'étaient pas soldats...
Je ne trouve pas d'explications à ces 2 tombes allemandes datant de la 1ère guerre et dont la forme est différente des autres. L'une d'elle est fleurie de façon émouvante par une petite fleur obsidionale : la Bermudienne ou herbe aux yeux bleus.
S'y trouvent aussi 13 tombes de la guerre 1939-1945 : 11 Britanniques, 1 Canadien et 1 Indien.