jeudi 2 octobre 2014

Le Pays Basque dans mon jardin

Mon plant en pot ayant profité tout l'hiver de la compagnie des orchidées de Lupa a produit 11 piments d'Espelette tout à fait honorables sous le soleil lorrain.


Inutile de chercher le 11ème sur la (demi) corde : il a épicé délicatement un premier axoa comme là-bas.


On aura remarqué que j'ai sorti pour la photo mon linge de table basque et que l'harmonie avec mes volets est basque elle aussi.

mercredi 1 octobre 2014

La Lorraine à marée basse

Mare salée de Blanche-église



Souvent à sec en été, elle se pare en septembre/octobre de teintes chatoyantes.
La couleur est donnée par la salicorne, dont deux espèces sont présentes.
- La salicorne européenne, courante sur les côtes bretonnes :

- Et la Salicorne de Vic, bien distincte avec ses teintes orangées, que l'on ne trouve qu'en Lorraine où elle a été définie :

mardi 30 septembre 2014

Saint-Mihiel, "dans le temps de midi"

Quand on se promène dans le cœur historique de la cité, Ligier Richier n'est jamais bien loin.

Place Ligier Richier, au centre de laquelle trône une statue du sculpteur :




Église Saint-Étienne, où se trouve le Saint-Sépulcre :










lundi 29 septembre 2014

3 sphères


réalisées aux couleurs de LÉA





Mosaïste : Valérie à Saint-Mihiel.

Saint Michel

Fêté le 29 septembre, l'archange saint Michel est le patron de l'abbaye de Saint-Mihiel, localité dont le nom évoque ce saint. Les bâtiments conventuels sont de nos jours occupés par la mairie.
Vue de dos en quelques images.






dimanche 28 septembre 2014

Saint-Mihiel côté jardin#3 : Terre de Rêves

Après un repas en terrasse sur la place Ligier Richier, au restaurant du même nom et où l'accueil est particulièrement si sympathique que Lupa y est retourné le lendemain tant pour se restaurer que se sécher, nous avons repris la voiture pour rejoindre le jardin Terre de Rêves. Les visiteurs sont venus plus nombreux que le matin. Ce jardin est facile à trouver. Il se situe à la sortie de Saint-Mihiel, c'est la dernière maison à gauche sur la route de Woinville.
L'accueil de Jean-Paul et Valérie y est particulièrement chaleureux.

C'est un jardin extraordinaire, et, si on n'y rencontre pas de canards qui parlent anglais, on peut y voir de petites poules noires dans leur poulailler, un chat ici ou là au détour d'une allée, deux chiens sombres exubérants…

Ne pas s'attendre à y trouver de pelouses bien tondues, des rangées potagères alignées au cordeau. Seuls, deux thuyas (on connaît mon amour des thuyas !) bénéficient d'une taille relative. Leur ombre bienfaisante abritera nos conversations à la fin de journée, assis sur des sièges de jardins, à échanger quelques propos à défaut de conseils qu'on espère ne pas oublier en partant, tout en dégustant du jus de pommes maison.

On y trouve quelques arbres : un vieux frêne, un ginkgo qui ne demande qu'à prendre de l'ampleur, des arbres fruitiers généreux comme leurs jardiniers…
Les fleurs, plantées ou sauvages, mêlent leurs couleurs aux plantes comestibles ou aromatiques dans un joli mélange que d'aucun pourrait qualifier de désordonné. La variété de plantes est exceptionnelle, je citerai pour exemple les carrés où s'épanouissent une belle diversité de menthes dont j'ai oublié le nombre.

Quelques surprises attendent le visiteur au détour d'une platebande. Ici une mosaïque ; là un totem ; plus loin un mobile ; au verger, un arbre à vœux original…

Bon, je n'en dirai pas plus, je laisse à celui qui me lira l'envie de visiter ce jardin, d'y faire une découverte nouvelle dans chacun des nombreux racoins. C'est possible lors de journées portes ouvertes qui sont organisées à plusieurs occasions.

Au fait, c'est quoi, une "mauvaise herbe" ?








samedi 27 septembre 2014

Saint-Mihiel côté jardin#2 : promenade des Capucins

Nous ne sommes donc plus que trois à partir à l'assaut de la colline sous un soleil généreux mais ayant peine à sécher la rosée du matin…
L'escalier qui grimpe depuis la rue Poincaré ne manque pas de charme, évoquant, avec sa main courante centrale sur les premières marches, ceux de la butte Montmartre. Il se prolonge en marches plus inégales, longeant un mur où s'épanouit la Cymbalaire des murs. Pour terminer, un raide sentier en zig puis en zag. On découvre, sur le plateau une belle allée bordée sur la gauche d'arbres parmi lesquels domine le tilleul dont certains individus affichent un bel âge. Sur notre droite, le long de ce qui fut probablement le domaine des Capucins, une rangée de jeunes tilleuls commence une vie qu'on lui souhaite aussi longue que son vis à vis.
Si les allées sont tondues régulièrement par la municipalité pour permettre une circulation facile aux promeneurs, le reste de la "promenade" est géré en fauche tardive, ce qui permet l'épanouissement d'une flore naturelle variée.





Suite de la visite après le déjeuner.

vendredi 26 septembre 2014

Saint-Mihiel côté jardin#1 : 3 jardins et une promenade

Le week-end dernier, la visite de divers jardins de Saint-Mihiel était programmée à l'occasion des journées du patrimoine dont le thème de l'année incluait le patrimoine naturel.
Le samedi, j'accompagnais Lupa qui servait de guide au nom de Floraine. Deux personnes seulement se sont jointes à nous le matin. Nous étions donc 4, comme les trois mousquetaires, à déambuler dans Saint-Mihiel, ce qui ne contribua pas beaucoup à animer la belle endormie. Les absents ont eu tort, comme ceux qui ne sont venus que le dimanche : la visite du samedi a eu lieu sous un soleil radieux, tandis que celle du dimanche fut copieusement arrosée.

Premier jardin au programme : le jardin du père Joseph. Il se situe à deux pas de l'abbaye. Présenté comme un jardin de curé, il n'en a que l'origine. Séparé de la terrasse agrémentée de grandes plantes grasses en pot par une magnifique haie d'anémone du Japon. Plaisant jardin d'ornement à la pelouse digne du plus beau terrain de golf britannique dont le soleil illuminait la rosée de reflets d'argent. Reposant avec son petit bassin bordé d'un jeune Gunnera qui ne demande qu'à prendre de l'ampleur. Des fougères, un buis taillé en boule, des fleurs agrémentent les massifs. Quelques arbres, dont de beaux bouleaux d'ornement, des bambous masquent le fond du jardin resté plus sauvage et où trône une jolie statue hélas décapitée.
Un chat rôde : j'aime la présence d'un chat dans un jardin.
Nous sortons du jardin par une porte qu'un lierre tentaculaire en fleurs chercherait à obstruer si le sécateur du jardinier le laissait faire à sa guise.





Nous cheminons dans la ville par la ruelle étroite de la Tête d'or jusqu'à la rue Poincaré.
Au numéro 4, une dame, qui ne nous attendait que l'après-midi, nous guide avec beaucoup de gentillesse dans le jardin 18ème situé à l'arrière de sa maison. Au fond de ce jardin, côté ruelle de la Tête d'or, est un pavillon qualifié de "petit Trianon", à l'origine ouvert en galerie. Plaisant jardin enherbé, bordé de dahlias blancs mêlés à tout un tas d'autres fleurs et d'arbustes dont une Symphorine, caractéristique des jardins de cette époque. Un original cadran solaire horizontal souffre un peu de l'ombre d'un juniperus qui ne demande qu'à prendre ses aises. Contre le mur mitoyen avec la maison voisine, un poirier en espalier veille avec bienveillance sur une Jeanne d'Arc de belle facture, fondue à Tusey près de Vaucouleurs. Le modèle de la statue a été réalisé à son image par la jeune Marie d'Orléans (1813-1839) et l'original, en marbre, se trouve dans une galerie du château de Versailles. Il est possible de voir la même à Vic-sur-Seille et à Orléans.



Juste en face, à l'hôtel Faillonnet dit "maison des gargouilles", le propriétaire qui ne nous attendait aussi que l'après-midi, nous a présenté la façade de sa magnifique maison avant de nous guider dans son étonnant jardin en terrasses qui grimpe jusqu'en haut de la colline. Une première cour-jardin, puis on grimpe quelques marches avant de traverser d'impressionnantes dépendances. Escalier à l'intérieur et on débouche sur une première terrasse puis une autre avec des rosiers. Quelques marches encore et nous voici sur une autre terrasse en cours d'aménagement en jardin de simples. Un dernier escalier et nous sommes sur l'ultime terrasse qui offre, derrière ses tilleuls, une vue splendide sur la ville, la vallée de la Marsoupe et sur l'abbaye…






Il est presque midi quand notre petit groupe se retrouve sur le trottoir, délesté du quart de ses effectifs, une personne ayant dû nous quitter pour se rendre au travail.

Et la promenade ? C'est pour un prochain billet.