mardi 25 août 2009

LE canal

Celui de la Marne au Rhin, bien sûr !

Il passe à Toul, effectivement, mais aussi à Nancy, après avoir fait trempette dans la Moselle et fait un petit bout de chemin côte à côte avec la Meurthe. Enfin, moi, je le vois dans ce sens là, car Toul est le centre de mon monde, mais vu le sens du courant, c'est plutôt le contraire qu'il faudrait dire.

Voici une petite promenade citadine, mais néanmoins bucolique, entre le port de Malzéville et le Port Sainte Catherine.

Port de Malzéville vu de la passerelle où j'ai un idiot de vertige irraisonné et irraisonnable !



On se retrouve sur le chemin de hallage qui domine la rue Oberlin.

Une vue magnifique sur l'ancienne usine Alsthom où il y a de sympathiques manifestations dont j'ai déjà eu l'occasion de parler (expositions, p'tit bazard…) et au-delà, les cathédralesques Grands Moulins que je ne suis pas seule à admirer.







La rue est bordée de petites maisons modestes et de géants dont l'histoire n'est pas indépendante des Grands Moulins Villegrain.
Certains d'entre vous n'auront pas manqué le photographe, qui a réussi à trouver ici une plante qui lui manquait : Berteroa incana ou Alysson blanc.










De chaque côté du pont levis de la rue Bazin, il y a des bateaux arrimés plus ou moins temporairement aux bites des quais. Ce sont surtout des péniches.



Et ce curieux bateau, une maquette réalisée dans son jardin par un Lorrain passionné.

lundi 24 août 2009

Toc, toc... entrez donc !

Ces 2 photos ont été prises l'une samedi, l'autre dimanche en des lieux différents.
J'en constate seulement la très grande ressemblance. Si quelqu'un avait une explication...

Rue des Carmes


Rue de la Source

samedi 22 août 2009

Un musée et une faïencerie

La ville de Toul peut se vanter de la qualité de son "musée d'art et d'histoire". Pourtant, celui-ci est un peu à l'étroit dans ses murs.
Une possibilité d'extension est apparue en début d'année avec la mise en vente de la maison voisine et "le musée" (mais qui se cache derrière cette appellation ?) aurait aimé y placer ses collections.
Or, dans un premier temps, la municipalité n'aurait pas souhaité en faire l'acquisition. Son coût d'acquisition (moins de 300 0000 euros je crois ?) et de réhabilitation ayant été jugé exorbitant, et excessif en regard à la fréquentation de l'établissement.

!!!.......

Je dis bien "aurait", car ce sont des informations confidentielles que je ne voudrais pas trahir.

Il semblerait que la prise de conscience ait évolué, et que l'éventuel rachat du bâtiment soit envisageable, mais je n'en sais pas plus.

Certes, j'ignore l'état du bâtiment, le coût de sa réadaptation en musée, les possibilités d'aides financières et subventions, mais je me permets de penser très fort qu'une telle opportunité n'est pas près de se re-présenter et qu'il serait dommage de ne pas la saisir.

(Remarques qui n'engagent que ma propre responsabilité.)


En face, le musée. Sur la droite la maison en question. Comme elle s'intègrerait bien aux bâtiments actuels !

(21 août 2009)



Un autre crève-cœur patrimonial est l'état de l'ancienne faïencerie de Toul-Bellevue ! J'en ai déjà fait état par ailleurs.
Mise en évidence par un défrichage récent précédant un projet de construction, on peut se demander quel est l'avenir de ce qu'il en reste !
Site privé, non classé, on peut redouter le pire, alors que deux des trois fours y sont encore relativement préservés.
Certes, il y aurait du travail mais d'autres lieux comparables sont des merveilles : je pense à Nidervillers.


(20 août 2009)

jeudi 20 août 2009

Mirabelles

Je ne vais quand même pas laisser filer le mois d'août sans quelques petites mirabelles !
Car hélas, les 2 mirabelliers du jardin ont fait la grève ce printemps…. Après deux années désastreuses dues aux intempéries, c'est un peu triste et on n'allait quand même pas passer à côté du fruit emblématique de la Lorraine !
Heureusement, les côtes de Toul sont bien pourvues cette année et, malgré la grêle de la semaine dernière qui a bien endommagé les vignes, celles de Bruley et de Lagney sont au rendez-vous, jolies et goûteuses à souhait.
J'en ai rapporté surtout pour la confiture… que les enfants mangeront plus que moi. J'entends dans la cuisine les pots qui font "clac" en se refroidissant !
La tarte de Marie-Françoise était bien bonne… et la mienne (avec un soupçon de poudre d'amandes pour absorber le jus de cuisson) a été vite avalée !
Avec les belles aux clins d'œil dorés desquelles je n'ai pas su résister et celles délicieusement fermentées et chaudes du soleil caniculaire de ce jour que j'ai ramassées au sol le long des vergers, j'espère que mes intestins vont rester silencieux !
Et puis, s'ils m'embêtent, le remède sera la désinfection avec une gorgée… de mirabelle ! Non, mais ! Je ne vais pas me laisser faire par quelques billes jaunes à points rouges.

Au fait, savez-vous quel est le meilleur moyen de distinguer la mirabelle de Metz de celle de Nancy ?
Celle de Metz (plus petite) a un noyau à faces latérales lisses. Celle de Nancy (plus grosse et à points rouges, plus précoce) a le noyau épais avec surface ridée au point d'attache du pédoncule.
Mais comme à Metz (où la mirabelle a été introduite avant Nancy) on a cultivé aussi de la mirabelle de Nancy (*), la confusion est générale.
Il ne faut d'ailleurs pas se fier à Wikipédia ni au site Tout-metz qui sont un peu inexacts (chauvins ?) sur le sujet.
(*) réf : De la Bretonnerie, 1784.
On lira avec intérêt le livre de Roger Wadier : "LES MIRABELLES, une aventure Lorraine", éditions Pierron, 1991, où les différentes sortes de mirabelles sont décrites… preuves à l'appui.






Derniers "hochages" à Bruley où bien des mirabelles resteront à pourrir dans les vergers ! Dommage que le Toulois, traversé par "la route du vin et de la mirabelle", ne tire pas mieux profit de son patrimoine !

mercredi 19 août 2009

samedi 8 août 2009

Un samedi à Metz (tours, détours et fontaines)

Sans fil directeur autre que notre inspiration, nous avons flâné dans la ville. Voici quelques images.


Sur le canal, près du plan d'eau, la présence de cette péniche amène à la comparaison avec la péniche Niagara basée au port Sainte Catherine à Nancy. Celle-ci, très belle, bouge-t-elle aussi pour des représentations ?

Tout à côté, le Metz-plage estival surpeuplé explique pourquoi le parking de la patinoire habituellement désert est si occupé.


18 heures au pied de la Mutte, au cas où notre ami Stan' aurait soigné son indigestion… mais il n'est pas venu et nous n'aurons pas même eu le plaisir de lui offrir une camomille. Léo, déçu, demandait encore le lendemain si le monsieur était encore malade !




Pizza (réchauffée, vu la rapidité du service) et même cramée, dégustée sur la Place d'Armes, en plein courant d'air. La chaleur de la pierre de Jaumont, d'un ocre intense au soleil couchant, valait bien notre sacrifice frigorifié qu'un petit tour de ville a bien vite effacé. Nous avons parcouru le quartier des musées, la chaleureuse rue Taison, la place Saint-Louis et son manège enchanté, la place de la Pép' en chantier et enfin traversé l'Esplanade entre son maréchal et son poilu.


















Quelques fontaines en avant goût du spectacle au lac des cygnes, au pied de l'Esplanade, pour lequel nous avions fait le déplacement.


Les fontaines musicales sont une animation nocturne des week-ends d'été. En voici une bien piètre photo.


J'avais un souvenir émerveillé d'un spectacle comparable adlmiré il y a plus de 40 ans sur le port de Barcelone et je m'attendais à quelque chose d'aussi grandiose et féérique.
Sans nier que celui de Metz soit assez plaisant, j'avoue avoir été un peu déçue. La musique est agréable, moderne et variée, évite le cliché du Water music, mais manque de présence et de quelques décibels. Le spectacle est décousu et sans fil conducteur, hésite entre les jeux de lumière et la projection d'images sur un écran l'eau. Il y a même un sapin de Noël bleu… Des temps morts sont soulignés par les applaudissements hésitants d'un public venu nombreux qui se demande si c'est fini ou pas.
Clôture sur un final très kitch… avec projection du nouveau logo de Metz tandis qu'une voix municipale remercie le public de sa présence...

Je pense que Metz avait les moyens de s'offrir une création à la fois plus professionnelle et plus artistique…Je ne vais pas ressortir l'histoire du logo, mais… hein… on a du mal de ne pas faire la comparaison !

Je ne peux m'empêcher d'évoquer le spectacle nocturne estival de la place Stan' à Nancy qui est d'une toute autre ampleur, bien que le plus gros défaut soit d'être hermétique à celui qui ne connait pas l'histoire de la ville et les grands noms des artistes qui ont fait sa renommée…

De Metz ou Nancy, je me garderais bien de vanter l'une et de dénigrer l'autre. Je ne suis pas partisane de l'une plus que de l'autre. J'ai passé une bonne soirée dans la belle ville de mes lointaines années lycée. Je la défendais alors, toutes griffes dehors.

Allez, Metz ! "Peut mieux faire", avec "mes encouragements"...

Un samedi à Metz (on the ground, on the walls)







vendredi 7 août 2009

Un samedi à Metz (les arènes)

Juste une voie ferrée à franchir sous un pont et l'on se trouve aux arènes… Ne pas s'attendre à trouver ici un quelconque monument romain : l'antique amphithéâtre a fait place à une salle de sports/spectacles moderne, dans les vitres de laquelle le futur CPM se mire avec arrogance ! "Miroir, mon beau miroir…"


En fait, la vocation du lieu et restée la même et c'est très bien !

Un grand parc longe la Seille, un peu jardin botanique, un peu jardin d'eau, un peu jardin d'enfants. Il faudra attendre que les arbres atteignent une taille respectable pour que l'ensemble soit, je n'oserai pas dire moins froid, car il faisait très chaud ce samedi, mais disons, plus chaleureux. Affaire de patience !


Sur le parvis de la salle des Arènes, cette drôle de statue cloportiforme, mais au demeurant fort sympathique, boude le monument fuséïforme nommé Flamme de la Liberté ou Tremblement de ciel, érigé à l'autre bout du parc.









Cette œuvre assez étonnante en bronze doré, née à Nantes, doit être déplacée sur le parvis du CPM.

Et quelques graffs, entre patinoire et plan d'eau





mercredi 5 août 2009

Un samedi à Metz - le CPM

Né de l'imagination de 2 architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines, le futur centre d'exposition d'art moderne de Metz, (Centre Pompidou Metz ou CPM) fait déjà la fierté des Messins.
Bonne idée que de décentraliser l'art moderne dont Paris n'a pas le privilège.
Bonne idée que ce soit à Metz dont la réputation a tout à gagner ! N'en déplaise aux grincheux qui laissent des commentaires stupides sur le livre d'or de la maison du projet.

Ouverture dans moins d'un an.

L'idée de départ se résume en 3 tubes qui se croisent, recouverts d'un chapeau de toile. Elle est matérialisée en une primo maquette faite de 3 tubes en carton et de morceaux de polystyrène coiffés d'un simple bout de tissu !


Au final, ce sera un bâtiment magnifique doté d'une charpente ayant l'aspect d'un cannage qui restera visible grâce à la transparence de la fine mais robuste toile, hélas made in Japan. (On aurait aimé que soit utilisé un savoir-faire et une main d'œuvre locale, même si le projet en eut été différent).
Suivre l'avancée des travaux sur la webcam est passionnant, mais rien de tel qu'une visite sur place pour en faire le tour !

Voici quelques images prise le samedi 25 juillet 2009.

















Pour plus de détails techniques se rendre sur le site officiel.