mercredi 24 juillet 2013

Quelques papillons de l'année (I)


1) Argus bleu céleste mâle (Lysandra bellargus)
Petit papillon fréquent sur les côtes calcaires :

2) Azuré de l'ajonc mâle (Plebejus argus)
Papillon bleu plus petit que le précédent, aime les endroits secs mais aime la proximité d'une rivière, comme ici, le canal de la Marne au Rhin et de la Meuse. En voie de raréfaction. Confusion possible avec l'Azuré des coronilles et l'Azuré du Genêt, plus rares... et dont il diffère par une épine sur ses tibias.

3) Je pense que celui-ci est un Azuré des coronilles (Plebejus argyrognomon) :

Un doute subsiste sur l'identification de ces deux papillons bleus.

4) Aurore femelle ou Piéride du cresson (Anthocharis cardamines) car il affectionne la Cardamine.
Papillon menacé par le drainage des terres humides :

5) Demi-deuil (Melanargia galathea)
J'ai déjà montré hier une photo d'un couple permettant de distinguer le mâle et la femelle par la couleur de la face externe des ailes.
Confusion impossible même en vol. Il fréquente divers habitats et même mon jardin.

Identifications et informations d'après le Guide complet des papillons de jour de Lorraine et d'Alsace par S. Vitzthum et J.Y. Nogret, tous deux enseignants à Nancy. Référence la plus valable sur les papillons de notre région :


mardi 23 juillet 2013

Les deux font la paire

Monsieur Citron est jaune vif et madame presque blanche :

Chez le Demi-deuil, la robe de madame est plutôt ocre tandis que monsieur porte un habit aux lignes noires :


Graphosome ou Punaise arlequin,même livrée pour les deux sexes :

Trichie fasciée, madame se préfère en rousse :


lundi 22 juillet 2013

dimanche 21 juillet 2013

Dzień dobry (15)

Ou plutôt, dobry wieczór (bonsoir) !

Je suis heureux de voir que ce soir, ma place est noire... de monde, comme aux grands jours de la saint Nicolas ou, jadis, le 14 juillet pour célébrer... la République. La République, qui a transformé mon palais en mairie. Pffft !
Malgré l'obscurité relative, je distingue à mes pieds des milliers de gens, assis par terre sur le pavé chaud. Et ils accumulent bien la chaleur, mes beaux pavés clairs, avec la météo quasi caniculaire de ces jours ci. Les gens qui sont debout, soit c'est parce qu'ils ne sont pas assez souples pour cela, soient qu'ils refusent ostensiblement de jouer le jeu, cachant mes belles façades aux autres qui osent ou n'osent pas rouspéter !

La foule afflue encore, chassée de la pépinière par la fermeture des grilles... On s'attarde aux terrasses des cafés où trouver une table libre est impossible à cette heure ci ! En ces lieux, pas de pop corn. Les gourmands dégustent des glaces lorraines, vendues en face de moi, suivez la direction de mon doigt.
Hé oui, les gens sont venus de loin comme en témoignent les immatriculations des voitures garées sur la place Carnot exceptionnellement ouverte au stationnement : Mosellans, Vosgiens, Haut-Saônois... et même des Parisiens et des Corses.




Je suis particulièrement fier d'attirer la foule en cette année où la ville nous rebat les oreilles avec la Renaissance !

La vraie Renaissance de Nancy, c'est quand même bien à moi qu'on la doit, et pas à cet enfraisé de Charles III que je vois chaque soir s'agiter sur la façade de mon palais sur un rythme disco ! Sincèrement, ça me fait tout à la fois rire devant son ridicule et pleurer, moi qui fus le grand défenseur des arts et des lettres dans cette bonne ville. Non mais !




samedi 20 juillet 2013

Qui s'y frotte s'y pique (254)

Château-Chalon (Jura)


Un Lorrain se serait-il expatrié dans cette jolie localité ? Dans l'affirmative, la qualité du vin local aura été plus convaincante que celle du vin des Côtes de Toul !

vendredi 19 juillet 2013

Du côté de Choloy

La rue principale du village se poursuit par un chemin qui monte dans des jardins, des vergers puis des prairies, longe la pelouse calcaire puis s'enfonce dans les bois. C'est un tronçon du GR 703 qui relie Toul à Vaucouleurs, chemin qui fut en son temps emprunté par Jeanne d'Arc pour une histoire de procès relaté sur une plaque apposée à Toul sur la place de la cathédrale.




On peut aussi continuer le chemin vers Saint-Jacques de Compostelle.
Un affouagiste redescend vers le village. Cherchez l'anomalie.

Une ancienne grézière sert de décharge. Normalement, on ne devrait y trouver que des déchets "naturels", mais on y trouve aussi des téléviseurs, des chaussures, des bottes, des jouets... et même un Doudou qui s'est réfugié sur la barrière dans l'attente peut-être d'être adopté par un passant. Ce qui fut peut-être le cas car quelques jours plus tard, il n'y était plus.


jeudi 18 juillet 2013

Trondes : pêle-mêle, rue François Mitterrand,

Dans la plupart des villages du coin, la rue principale s'appelle "Grand-rue". Ici, c'est la rue François Mitterrand avec sa sentinelle de poteaux électriques sur les usoirs où les autos ont remplacé les engins agricoles.



La rue se termine sur cette petite place avec la fontaine dont il a été question dans un message précédent.

La jolie fresque, en face se trouve, dans la rue de la Boudière... Une "boudière", quésaco ?



Trondes, un village sans histoire ?

Une fontaine qui serait encore alimentée par des caniveaux gallo-romains :

Une façade Renaissance :

Une mairie imposante et singulière avec, sur sa gauche, l'ancienne école de filles et, à droite, une salle d'asile ::

Contre l'église qui était probablement entourée autrefois du cimetière, une ancienne tombe englobée dans une grotte dédiée à la Vierge :

Sa participation à la boucherie de 14/18. Tous les poilus tombés sur les champs de bataille n'ont pas eu droit à leur médaillon sur le monument aux morts :

Un épisode tragique de la dernière guerre, les 15 et 18 août 44, en représailles aux maquis locaux. Des fusillés et 45 déportés dont 35 ne revendront pas.

Pour les détails , consulter la revue Études Touloises n°116.

Coq et clocher : Trondes (54)

Église gothique Saint Élophe, fin du 14ème siècle, 18ème siècle.




Vitrail représentant Saint Elophe au dessus du portail


mercredi 17 juillet 2013

Toul : des goûts et des couleurs

Rue Gouvion Saint-Cyr.



Pour ce dernier exemple, à part la teinte claire des enduits qui tranche avec le musée contigu, la restauration est acceptable...

Mais je ne saurais montrer ce bel immeuble sans évoquer le fait qu'il aurait justement permis d'agrandir le musée de façon idéale ! La municipalité n'a pas fait le choix d'acquérir l'immeuble, c'est une erreur monumentale car ce n'est pas demain la veille qu'une si belle occasion risque de se reproduire !


mardi 16 juillet 2013

Toul : la roseraie

J'en parlais justement hier ! Le maire Alde Harmand vient d'inaugurer la roseraie "André Legrand", du nom de l'ancien responsable du service des espaces verts de la ville.





On y trouve 21 variétés de roses et, sous le thème de la Renaissance, la rose Ronsard se devait d'y avoir une place de choix. C'est une de mes préférées. La photo suivante n'a pas été prise à Toul :

Seul bémol : le gravier blanc luisant au soleil... une teinte pastel aurait été plus douce au regard.

Est-ce le premier pas vers le jardin à la française dont certains élus rêvaient dans les jardins de l'hôtel de ville ?