lundi 21 janvier 2013

Dans la neige...

On serait volontiers restés au chaud, peur de glisser aussi. Il a fallu se forcer un peu, profitant d'une vague éclaircie qui pourtant n'a pas duré. La neige s'est bientôt remise à tomber, fine et mouillée d'abord, puis plus dense.

Balade dans la neige fondante, donc, au bord de la Moselle, en faisant un détour par l'étang qui commence à geler.

Vol de grues repérées à leur "krooh-krooh" sonore ; envol de canards qu'on a délogés de la rive ; passage au ras de l'eau noire d'une famille de 5 cygnes, "frrt-frrt" à chaque lourd battement d'ailes ; hérons perchés dans les arbres, la tête rentrée dans le cou ; 6 ouettes impassibles posées sur quelque haut-fond semblant debout sur l'eau ; quelques grands cormorans survolant des foulques piaillardes. Toujours pas d'aigrette !

Une grosse péniche hollandaise chargée de ferraille remonte vers Neuves-Maisons, faisant à peine de bruit mais troublant longtemps la surface de l'eau derrière elle.











dimanche 20 janvier 2013

Barrage de Villey-le-Sec

Qui dit écluse dit barrage. Celui de Villey-le-Sec avec sa micro centrale hydroélectrique est bien gentil avec ses 3 vannes et ses 7 mètres 20 de retenue. On est loin des ouvrages Chinois. Pourtant, je ne sais pas pourquoi, mais j'aime pas passer dessus ! L'étroitesse de la route où on ne peut se croiser, le vrombissement de l'eau qui attire vertigineusement le regard, son trottoir pourri, son béton vieilli et moussu, ça lui donne un air de monstre. Et monstre qui aurait avalé un autre monstre, la machine destinée à retirer les troncs et autres objet flottant non identifiés a des griffes sataniques.
Mais finalement, je trouve que le site est beau, faut pas chercher pourquoi...

Pour ceux qui s'intéressent à la technique, Etudes Touloises propose un plan type des écluses et barrages dans le secteur, il suffit de cliquer ICI pour télécharger l'article.









vendredi 18 janvier 2013

Metz - couleur décembre








Petite balade hivernale

Un samedi un peu gris, nous avons choisi d'aller marcher vers "les grottes".
Après avoir emprunté des rues désertes de notre patelin, nous franchissons la Moselle sur le grand pont où une pancarte nous indique que la baignade est interdite. Heureusement, dès fois qu'une idée saugrenue de sauter dans l'eau nous ait effleurés ! Puis, après avoir dépassé le chalet Beaurivage (restaurant sympathique) et traversé la voie ferrée désaffectée, nous prenons le chemin sur la droite derrière l'ancienne gare.
Les bruits du village engourdi sont de plus en plus étouffés. C'est un chien qui aboie au loin, une auto de passage dans la Grande rue, un quad qui pétarade.
Puis le village se fait oublier derrière nous. Quelques sons troublent le silence. Le choc régulier d'un rameur frappant l'eau sur la Moselle, la corne d'un chasseur sur la colline en face, une rare voiture sur l'autre rive, un envol de ramiers nous ayant repérés...
Le silence à nouveau, à peine troublé par nos pas tantôt dans les feuilles humides, tantôt sur le sol boueux.
Nous quittons le sentier qui longe la falaise trouée comme du gruyère par les grottes dont les ouvertures mystérieuses jalonnent le sentier forestier. Nous franchissons à nouveau l'ancienne voie ferrée Toul Neuves-Maisons au niveau d'une autre ancienne gare, isolée et déserte, empruntons sur notre gauche le chemin que l'on qualifie de hallage bien qu'il n'en ait plus la fonction, ou ne l'a même jamais eue, le long de la rivière canalisée à grand gabarit.
Et puis progressivement un bruit de chute d'eau trouble la quiétude, d'abord lointain, puis de plus en plus présent. C'est le barrage de Villey le sec dont une seule des trois vannes vomit un flot tumultueux telle un monstre pantagruélique malade.
Pour le retour nous penons l'option "circuit", empruntant la route qui nous fait traverser la Moselle sur le barrage et sa centrale, longer la grande écluse, traverser son bief en aval, longer quelques paillotes délabrées au pied de la forêt moussue. Malgré la saison hivernale, le talus au pied de "la Treiche" est verdoyant grâce aux touffes de fougères scolopendre abondantes dans cet endroit qui ne voit pratiquement jamais le soleil. Les grottes (préhistoriques) de cette rive sont invisibles sur une terrasse légèrement au-dessus de la vallée. Nous arrivons bientôt en vue des premières maisons ayant à peine été dérangés par quelque auto et un ou deux cyclistes empruntant un tronçon de la "boucle" et surgissant sans bruit derrière nous. Le village aux cheminées fumantes baigne dans la grisaille du soir d'hiver qui tombe rapidement... Les rues sont toujours désertes.

A cause de l'air vif, j'ai le nez qui rougeoie, les yeux qui larmoient, les pieds un peu froids et l'envie d'un bon thé brûlant.





La grotte Sainte Reine (classée) et son curieux pilier tel une grosse patte d'éléphant :

Sauvés, nous ne sommes pas un dimanche :

Croisons le fer !...

Il y a des couleurs qui parfois vous interpellent, de sorte que le reste tout autour semble disparaitre :


Elle (en l’occurrence, moi !) est toujours derrière :


A Lucey, il y a les vignes l'évêque, chez nous, les bois... lesquels étaient les plus lucratifs ?

Chats de garde dans les cabanons :




jeudi 17 janvier 2013

Quand les oiseaux festoient à mes frais

Quelques invités de l'hiver 2012/2013.

Très occasionnel, le gros bec (Coccothraustes coccothraustes) picore les graines au sol.

Nouveau cette l'année, le pic épeiche (Dendrocopos major), ici un mâle comme l'atteste sa nuque rouge, est venu se percher à la mangeoire qui n'est vraiment pas adaptée à sa taille. Quand celle-ci est vide, il tape dessus comme un sourd, j'ignore si dans sa cervelle d'oiseau il pense faire sortir la nourriture comme il le ferait sur un arbre ou s'il s'adresse au bureau des réclamations ? Il va finir par tout casser le bougre, mais comment lui en vouloir, il est si beau !


Les mésanges de toutes sortes sont les convives les plus abondants. Sur la mangeoire enneigée, une mésange charbonnière (Parus major), la plus commune.

De l'autre côté de la maison, les mésanges sont venues très tôt en novembre réclamer pitance en tapant aux carreaux ! S'y succèdent la mésange charbonnière, la mésange bleue (Cyanistes caeruleus ex Parus caeruleus, plus petite et la mésange nonnette (Poecile palustris ex Parus palustris), encore plus petite, ne craignant pas le chat (Felis silvestris catus) qui bave d'excitation derrière la vitre... Je parle de Bidule, le gros pataud, parce que Muscat a bien compris qu'ils étaient inaccessibles à ses moustaches et fait l'indifférente !


mercredi 16 janvier 2013

Mon village après la bourrasque








C'est bien joli, tout cela, mais c'est quand même Bibi qui a dû pelleter la neige, alors que monsieur, SDF à Nancy, s'était réfugié chez un neveu qui lui avait offert l'abri du plan "grand froid"... catégorie B & B !