mardi 12 août 2014

Pagny-la-Blanche-Côte

Quand la Meuse dont l'écoulement est globalement sud-nord fait des méandres, elle creuse ses rives dans les calcaires blancs de l'Oxfordien moyen (Argovo-Rauracien ; les mêmes que ceux dont il est question à Ourches/Saint-Germain), générant de jolies côtes providentiellement exposées au sud.

À Pagny, les éboulis calcaires de la Banche-Côte et de la Tête des Rousseaux font le bonheur des botanistes et des entomologistes, mais aussi des parapentistes comme on a pu le voir dans un billet précédent. Celui des vipères également. Prudence et chaussures adaptées sont de règle. Je n'ai pas eu le temps ni le réflexe de photographier celle qui s'est faufilée sans bruit derrière Lupa qui me précédait de 2 ou 3 mètres.

Pour les explications du contexte géologique, on peut se reporter aux excellentes fiches de l'académie Nancy-Metz.

(Carte de Géoportail)

Le site est géré par le CEN de Lorraine

Tête des Rousseaux :

La Blanche Côte :

Pagny :

La vallée de la Meuse :

Comme dirait Moselly avec une emphase très méridionale en parlant de la vallée de la Moselle, les vaches sont minuscules en bas de la falaise :
"... la falaise de calcaire rougeâtre tombait à pic et des vaches qui pâturaient au fond de la vallée apparaissaient minuscules comme des jouets d'enfant."
Émile Moselly - Le rouet d'ivoire

Silène des glaciers :

Ibéris de Viollet, une espèce rare, spécifique des éboulis mobiles, qu'on ne trouve que dans 2 stations dans le Monde, toutes deux en Meuse : à Chauvoncourt et à Pagny.

Les mantes religieuses, dissimulées dans la verdure :

Les criquets (Oedipode), bien cachés dans les graviers et les brindilles, se remarquent par leur vol rouge ou bleu :

Argus bleu-nacré :

Lasiommata maera, plus simplement Ariane, si c'est une femelle, ou Némusien, si c'est un mâle, ce que la seule face externe de cet individu ne permet pas de préciser :

Azuré des coronilles :

Piéride (du lotier ?) :


(Photos du 3 août 2014)

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